Allez, je vous laisse lire tranquille =)
Passons à l'entrée, voulez-vous ?
Ahh, qu'est-ce-que c'est bon d'être enfin libre ! Lors de leur sortie de prison, des
hommes disent que c'est comme une nouvelle vie qui commence. Je les comprends. Certains disent aussi qu'ils ne referont plus jamais les actes qui les ont ammenés dans cet enfer. Là, je ne les
comprends plus. C'est vrai, ce que je fais, c'est ma passion, comment pourrais-je m'arrêter ?? Vous vous voyez, vous, demander à un pêcheur d'arrêter la pêche ? Ou bien à un footballeur de ne
plus toucher de ballons ? Nan, entre nous, Je ne suis pas prêt de stopper.
Tiens, justement, je viens de voir passer un très joli specimen devant moi pendant que je marchais. Grand mais pas trop, brun, assez musclé... Humm... Recommencer dès le premier jour de ma « nouvelle vie » ? Ma foi, pourquoi pas ? Mais, tout d'abord, j'aimerais quand même vérifier mon apparence. Oui, je dois être impéccable avec mes favoris, comment pourrais-je les approcher sinon ? Alors je m'arrête devant une vitrine de magasin pour me mater avec inspection... Moui, pas mal... Vraiment pas mal du tout, en fait, pour un mec qui viens juste de sortir de taule. Je passe une main dans mes cheveux blonds. Toujours en bataille, comme si je venais juste de prendre mon pied. Ca les excite tous, je le sais.
Je soulève le pan de ma chemise. Mon pantalon noir me moule parfaitement les cuisses, heureusement que j'avais choisi une tenue convenable avant de me faire choper,
c'est toujours ça. Je remonte mes mains juste qu'au col de ma veste en cuir que j'ajuste. Tout en finissant mon arragement impromptu, je remarque une ado de quinze ans à peine, juste devant moi,
derrière la vitre, qui me zieute avec convoitise. Elle s'apperçoit que je l'ai vue et détourne la tête, rouge brique, alors que je lui fais un sourire aguicheur... Ahh, j'adore plaire ! Et les
femme sont toutes les même, et ce à n'importe quel âge. Tellement prévisibles... Ca en devient presque trop facile. Heureusement que les hommes sont différents.
Tiens, en parlant de mâles, où est le beau brun que j'ai repéré il y a deux minutes ? Raah, je ne le vois plus... C'est ça d'être minutieux ! Ca me perdra tiens.
Bon, tant pis, ça sera pour plus tard. Pour l'instant, je ferais mieux de rentrer chez moi, ma chatte doit m'attendre. Hum.. Quand je parle de chattes, je pense à une vraie hein, la bestiole qui
fait « miaou », et pas à autre chose, soyons clairs.
Ma chatte, c'est la seule personne à qui je tiens. Comment ça « et ma famille » ? Mais quelle famille ? Mes parents ? Les deux fornicateurs qui m'ont donné un semblant de vie ? C'est d'eux que vous voulez parler ? Si c'est d'eux, je n'en ai plus. Enfin, je crois. A moins qu'ils soient encore en vie, je sais pas trop. M'enfin, c'est pas que je m'en fous, mais un petit peu quand même. Ces deux lâches m'ont laissé chez ma tante alors qu'ils partaient en « vacances » lorsque j'avais quatre ans. Ils ne sont jamais revenus me chercher. J'ai donc supposé, à juste titre, qu'à moins qu'ils aient perdu l'adresse ou qu'ils soient morts dans l'avion qui les emmenait aux Bahamas, qu'ils m'avaient abandonné.
Mais bon, c'est de l'histoire ancienne et je ne m'en souviens plus. Ce n'est pas la peine de me plaindre, je me porte comme un charme aujourd'hui, et sans leur
aide.
Ah, j'apperçois enfin mon immeuble. C'est pas trop tôt, j'avais mal aux pieds à force de marcher. Ma voiture est restée chez moi durant ces huit mois. Une belle Mercedes noire. Faudrait que je la sorte dans pas longtemps d'ailleurs, elle doit s'ennuyer ferme au fond du parking. Bah, j'verrais ça demain, j'suis trop fatigué pour faire ça maintenant.
Arrivé au pied de mon immeuble, j'entre et me dirige vers l'ascenseur. Comment ça prendre les escaliers ? Mais vous être fous ?! Huit étages en marchant ? Je suis sportif mais faut pas pousser mémé dans les orties !
Lorsque cette belle machine arrive enfin à mon étage, je commence à traverser le couloir pour me rendre à mon appartement. Forcement, c'est tout au bout.
Mais en passant devant la porte juxtaposant la mienne, je remarque que l'étiquette de la sonnette à changé d'allure (que voulez vous, je remarque les détails les
plus insignifiants). Maintenant , au lieu de l'habituel « Mr et Mme Smith » (quel nom rare, n'est-ce-pas ?), il y est inscrit « James, appartement 13 ». Mister James n'a pas de nom ? Tiens donc.
Même sur ma sonnette, mon nom y est, bien que très effacé, je vous l'accorde...
« Tiens !! Monsieur Charon ! »
Oh non... Je déteste mon autre voisine, Madame 14. Je l'appelle ainsi car je n'ai jamais su retenir son nom, ni même son prénom. Je trouve que Madame 14 lui va très
bien. Madame car c'est une femme (enfin femme... Je trouve qu'elle a un peu trop de moustache...) et puis 14 pour le numéro de son appartement, normal.
« Où étiez-vous parti depuis ces huit mois ??
...»
Ah oui, je n'ai dit à personne où je me rendais. J'ai juste demandé à Madame 14 de nourrir ma chatte jusqu'à mon retour juste avant qu'ils ne m'embarque. Bien sûr,
j'ai payé la nourriture, je ne suis pas si infect.
« Je suis parti en voyage pour le boulot. Vous savez, la photographie... »
Quoi ? Oh c'est juste un petit mensonge... C'est vrai, j'aime bien prendre en photos mes restes... D'ailleurs j'ai toute une pièce consacrée à mes oeuvres d'art...
Je vous montrerai ça plus tard.
« Oh oui je vois... » Elle me sourit chaleureusement... Brr, ses dents me donnent froid dans le dos. Elle pourrait au moins passer chez le dentiste une
fois par ans. « J'ai bien nourri votre petite puce... » Ma quoi ? Ouhh, ma chatte. « Elle est très amicale vous savez ? »
« Amicale hein ? » Je m'empêche de lever les yeux au ciel en l'observant roucouler un « Oui » timide. Je crois qu'elle pense me faire de
l'effet... Oui, je sais, ça fait peur... « Personne n'est venu en mon absence ? » je demande mine de rien.
« Non non, personne. Pourquoi, quelqu'un aurait dû ? » Elle fronce les sourcil.
« Non, personne n'aurait dû, Madame, je demandais juste pour m'en assurer. Bon ! » Je sors les clés de ma veste et les secoue sous son nez « Je vais rentrer chez moi maintenant » Elle me sourit et hoche la tête mais ne bouge pas d'un poil, me bloquant l'accès à mon appartement. « Je crois que vous m'en empêcher... »
« Oh ! » Elle sourit encore une fois (mais qu'est-ce-qu'ils ont tous à sourire tout le temps pour rien ?). « Escusez-moi Monsieur Charon »
Re-sourire et enfin elle pousse son gros cul de devant ma porte. « Bonne journée !» me lance-t-elle lorsque que j'entre enfin chez moi.
« Ouai... C'est ça. »
Je rentre la clef dans la serrure, ouvre la porte et entre enfin chez-moi... Que c'est bon de revenir !
Voilà voilà, comme le l'ai dit précédement, je n'écris pas en ce moment,
même si je m'y étais remise pendant les vacances, donc je ne peut pas donner de date pour une prochaine publication, que ce soit pour G'sT, ou pour Charon (même si
j'ai un gros chapitre pour cette dernière mais que j'hésite à intégrer à cette histoire... Oui je sais, je suis incompréhensible =D). Je vous fais des gros bisous en espérant recevoir vos avis
=). Byyye
Cely (je le rajoute, au cas où XD)