publié dans : Gay's Tripping

Bonne lecture et merciiii pour les com's *_______*




Le même jour.


Je n'ai jamais aimé les oiseaux. C'est pas que je les trouve moches ou quoique ce soit. Non. Les oiseaux me font peur. Je sais pas pourquoi en fait. Dès que j'en vois un près de moi, je me mets à trembler et s'il s'approche, je pleure. Et c'est pas que des petites larmes en vrai. Non, des gros sanglots et puis après je peux plus du tout m'arrêter pendant longtemps ! Bref, les oiseaux, c'est pas trop trop mon truc.Je vous parle pas de ces animaux pour rien. Quand j'étais dans la chambre d'Adam, j'entendais les oiseaux chanter dehors. Et d'entendre les oiseaux, ça m'a encore plus stressé. Je dis "encore plus" parce que je l'étais déjà à cause de sa question. C'est vrai que c'est pas vraiment tous les jours qu'on vous pose ce genre de question.


Ca ne me dérangeait pas beaucoup quand je parlais des gays avec Romain. Parce que je savais un peu comment il allait être avec moi. Parce que Romain c'est un copain et il est très gentil avec moi. Mais avec Adam... c'est un autre père de manche (j'ai jamais compris cette expression mais c'est Mamie qui le dit souvent.)... Adam, je sais pas, il a l'air comme Maman au niveau des homos. Vous voyez, les oiseaux, c'est ma phobie (j'ai cherché dans le gros dictionnaire de Papa pour trouver ce mot). Je pense que les homos c'est la phobie de Maman et Adam. Je me demande s'ils ont la même réaction que moi avec les oiseaux quand ils voient un gay...


Lui :

Qui ne dit mot consent.


Là je l'ai regardé avec des comme ça. O_O... Et maintenant je rigole tout seul en voyant la tête de mon bonhomme... Enfin, tout à l'heure je rigolais moins hein. Parce que j'avais rien compris à la phrase qu'il m'avait sortie. Surtout qu'il m'avais fait peur parce que y'avait une graaand silence et puis tout d'un coup il a parlé. J'ai sursauté et il a rit. J'aime bien quand mon frère rit, il a un rire qui ressemble à... à une mélodie très belle en fait. J'ai pas d'autres mots pour l'expliquer, désolé. Enfin bref, sur le coup j'avais rien compris c'est pour ça que j'ai dit :


Moi :

Hein ??

Lui :

Qui ne dit mot consent.


Il a répété ça comme si c'était évident, avec un petit sourire sur les lèvres. Je sais pourquoi il souriait. Il adore quand il sait quelque chose que moi je sais pas. Parce que, à chaque fois, on dit que c'est moi le plus intelligent, le plus doué. Alors, dès que Adam il peut se sentir plus fort que moi, il n'hésite pas. Moi ça m'énerve. C'est pas que je veux être le meilleur, nan. Mais c'est que j'aime pas quand on me regarde comme un bébé qui sait rien. Et c'est exactement ce regard qu'il posait sur moi. Et ça m'embêtais franchement.


Moi :

Oui, j'avais compris. Mais je sais pas ce que ça veut dire en fait.

Lui :

Je sais bien que tu sais pas. (il continuait à sourire et je me retenais d'être méchant). Ca veut dire que si tu dis rien, ça veut dire que t'es d'accord.

Euh... Moi je trouve ça pas très très juste. Parce que c'est pas parce que je sais pas quoi répondre que je suis forcement d'accord.

Lui :

Tu sais pas grand chose en fait.

Moi :

C'est pas vrai ! Je sais pleins de chose !

Lui :

Ah oui ? (il s'est levé du lit) Comme quoi ?

Moi :

Je sais ce que c'est qu'un homo !


Là j'étais tout content de moi parce que il me regardait avec les yeux ronds que j'avais tout à l'heure. Je me suis autorisé un petit sourire et ça lui a pas plus, je l'ai vu dans son regard. Il m'a regardé, un petit sourire aux lèvres, mais un sourire pas comme ceux de Romain, pas gentil, et puis il m'a dit :


Lui :

Et bein, puisque t'es siii intelligent (là j'ai roulé des yeux parce que il m'énervait vraiment) tu vas me dire si t'es pédé ou pas.

Moi :

Mais j'en sais rien, moi !

Lui,

les yeux encore plus grand ouverts : Tu sais pas quoi ?

Moi :

Bah si je suis gay.

Lui :

Haaan ! (Il s'est mis à reculé et a pointé un doigt sur moi) (alors que c'est pas bien de montrer les gens du doigt, c'est Papa qui l'a dit). T'es pédééé !!

Moi,

je me suis levé aussi : C'est pas vrai, j'ai pas dit ça !

Lui :

Si tu l'as dit sale pédé !

Moi :

Arrête !

Lui,

sautillant partout : Li-aan il est pédéé-euuh, lalalalalèèèreuh.

Moi,

commençant à pleurer, je vais vers lui : C'est même pas vrai, arrête de dire ça.

Lui,

il se recule, les mains en arrière : Beerk, me touche pas sale homo ! Maman elle a dit que les pédés c'était dégoutant et qu'on attrapait des maladies en les touchant.


Alors là je suis parti en courrant de sa chambre pour aller dans la mienne. Je déteste Adam, il est trop méchant. C'est plus mon frère !

 

Lundi 31/03/04.



J'ai pas écrit hier. Cette fois-ci, c'est pas parce que je pouvais pas. Mais c'était juste parce que j'en avais pas du tout envie. Après ce qui c'était passé le samedi. Je comprends pas du tout Adam. Parce que, je lui ai même pas dit que j'étais pédé, mais lui il le pense. C'est vraiment méchant. Mais c'qu'il y'a de bien c'est qu'il en parlé à personne de ça. Je veux dire, pas à Papa, pas à Maman, pas à la maîtresse... Ni même à ses copains ! C'est déjà bien, parce que je suis sûr ils se seraient moqué de moi ces copains, ils sont tellement méchants ! Surtout Guillaume et Gael en fait. Vous vous rappelez ? Les frères de Camille et Shane. D'ailleurs, aujourd'hui, ils nous ont encore embêté !


Au début, quand ils sont venus vers nous (Camille, Salomé, Shane et moi), j'ai eu peur ! Parce que j'ai cru que Adam leur avait dit que j'étais gay ! Et, si ça se trouve, et ben ils sont tous comme Adam et Maman ! Alors bon, déjà que j'aime pas beaucoup me battre, mais alors si ils sont tous là pour me taper... Mais non en fait, bon ils ont pas du tout été gentils mais au moins il m'ont pas dit que j'étais homo.


Guillaume

(c'est un blond, comme Camille) : Eh les filles !

Moi,

je me retourne pour les regarder : Je suis pas une fille moi !

Gael :

Ouais mais c'est la même chose parce que, quand on te voit on dirait une fille.

Ils rigolaient tous les deux comme des imbéciles. Vous voyez pourquoi je les aime pas...

Salomé :

C'est même pas drôle.

Shane :

Ouais. Même que Lian c'est notre amoureux, hein Camille ?

Camille,

elle parle d'une toute petite voix Camille : Oui.

Gael :

Lian ?

Shane,

elle s'avance vers Gael : Kilian pauvre débile.

Gael :

Je suis pas débile ! (là il était tout rouge. Ca m'a fait rire) Pourquoi tu rigoles le travesti ?

Là j'ai plus rigolé parce que je savais pas ce que ça voulait dire. Ils sont énervant à utiliser des mots compliqué... Y'a Guillaume qui m'a regardé d'un drôle d'air et puis il a crié :

Guillaume :

Haan, il sait même pas ce que ça veut dire !!

Moi :

Si je sais !

Adam :

Si, il sait.

Moi je l'ai regardé bizarrement, parce que d'habitude il prend jamais ma défense. Il laisse ses copains m'insulter et même des fois il m'insulte lui même. Mais, bon, je lui pardonne en général, parce que je sais que c'est juste pour faire l'intéressant devant ses copains. Enfin, là il m'a défendu, alors j'étais trop content.

Adam,

il s'approche de moi : Comme il sais aussi ce que ça veut dire homo... Hein Kilian ?

Ses deux copains ont encore rigolé bêtement. Il m'a regardé avec le même sourire que la dernière fois dans sa chambre, et puis il s'est retourné et il a commencé à partir. Gael s'est approché de moi et m'a pincé la joue fort.

Gael :

Au revoir ma petite fille.

Et puis Guillaume est venu aussi alors que je me frottais la joue, devenue toute rouge, et il m'a fait trop mal ! Il m'a envoyé son poing dans le ventre ! Il a pas le droit de faire ça normalement ! Parce que je veux pas me défendre, il le sais, j'aime pas frapper les gens.

Guillaume, souriant :

Ouais, salut.


Et puis après ils sont partis en ricanant. Je les déteste.

Je devais me douter que Adam il prenait pas ma défense "pour mes beaux yeux", comme on dit. Mais j'étais tellement heureux que j'ai pas pensé. J'aurais vraiment dû.

A ce moment là y'a Shane qu'a crié "De toutes manières je vais le dire à Maman !!". Elle est gentille Shane, mais ça ne servirait à rien. Bah oui parce que Gael c'est leur chouchou, leur préféré à ses parents. Alors ils le disputeront pas, c'est sûr.


Je me demande si Papa et Maman ils ont un préféré entre Adam et moi... J'espère pas !! Parce que, je veux pas que Maman ou Papa m'abandonne s'ils préferent Adam... Parce que, c'est presque certain que ça serait Adam leur chouchou. Bah oui, Adam il est bien plus beau que moi ! Il est brun très foncé, comme Maman, avec les yeux bleus très foncés de Papa. Et puis, il a la peau plus jolie que la mienne. C'est sûr, ça serait lui. Alors moi je veux pas que Papa et Maman le préfere. Je ferai tout pour être leur préféré !

 

Mardi 01/04/08.


Aujourd'hui on a changé de mois. J'aime bien Avril mais en même temps j'aime pas Avril. En fait, j'aime bien parce que, en avril, y'a mon anniversaire et celui de Camille. Donc, j'offre des cadeaux et on m'en offre. J'aime bien offrir des cadeaux, et j'aime aussi en recevoir. Surtout ceux de mes amies. Parce que, en fait, elles connaissent bien ce que j'aime bien, alors je suis tout le temps content. Par contre, les cadeaux de Maman et Papa ils sont bizarres quand même. Parce que, j'aime bien lire et ecrire, mais à tous mes anniversaires, ils m'offrent des livres et des cahiers. Même des encyclopédies des fois ! C'est pas que j'aime pas, mais bon, j'ai d'autre chose que j'aime bien quand même...

Et puis aussi, j'aime pas Avril parce que, le 1er, aujourd'hui, c'est le poisson d'avril, et j'aime pas du tout du tout les blagues des copains d'Adam. Il font des croche-patte, c'est vraiment pas drôle.


Aujourd'hui, Romain m'a expliqué ça venait d'où pédé. Ca vient de pédéraste. Et avant c'était pas méchant, parce maintenant, ça l'est. Avant, ça n'avait même pas le même sens. Ca voulait dire que c'était un homme qui faisait "des trucs" (c'est Romain qui m'a dit "des trucs", j'ai pas osé demander c'était quoi les trucs, il était tout rouge) avec un jeune. Quand je dis jeune, ça veut dire plus vieux que moi. Un ado en fait. Je lui demanderai un autre jour, c'est quoi "des trucs".

En fait, maintenant, on dit plus pédéraste, on dit pédé, c'est plus court. Et maintenant c'est les garçons qui s'aiment, et c'est méchant.

C'est bizarre comme un mot tout simple peut se transformer en gros mot. Ca veut dire un mot grossier. Par exemple noir. C'est une couleur. Mais dans la bouche de certaines personnes, comme un garçon de ma classe et ses copains, et bein c'est une insulte, c'est méchant. A chaque fois qu'il voit une personne de couleur, il fait "Baah le sale noiir". Après le monsieur ou la dame de couleur elle est très en colère. Je les comprends en fait. Vous imaginez, vous, que y'a quelqu'un que vous connaissez pas qui vienne vous faire "Berk, t'es blanc, c'est dégoutant !!" ? Moi j'trouve ça pas vraiment gentil. C'est pas de leur faute si les noirs sont noirs, ils sont juste un peu plus bronzés que les autres non ? Enfin, tout ça pour dire que c'est la même chose pour les gays je pense. Enfin, nan, ils sont pas plus bronzés, mais vous m'avez compris.


J'ose pas en parler avec mes amoureuses des homos. Parce que je sais pas si elle voudront encore m'embrasser si je leur demande. Peut-être que, comme Adam, elles vont croire que j'en parle parce que je le suis. Mais c'est pas vrai hein ! Je suis pas gay ! Mais, j'aimerai bien m'informer sur eux quand même. Comme quand je cherche des mots dans le dictionnaire. Mais comme pédé ça y'est pas... Je m'informe comme je peux. Mais, je pense à un truc : j'ai pas cherché à gay ou homosexuel. Peut-être que je vais trouvé si je regarde. Attendez, je reviens.

...

J'ai trouvé !

Le terme gay (en

Europe francophone) (ça veut dire en France mais le dictionnaire aime bien faire des trucs compliqués), qui vient de l'américain, ou bien gai (ah ! Vous voyez ! J'avais raison c'est avec un "i" aussi !), désigne généralement une personne (je me demande si ça existe une femme amoureuse d'une femme) qui se décrit comme homosexuelle.
Hum.. Bah en fait ça ne m'a pas avancé à grand chose de regardé dans le dictionnaire. En fait, j'en savais déjà plus avant de regarder. Mais bon, ils faut bien qu'il servent à quelque chose les dictionnaires que Papa et Maman m'offrent à mon anniversaire...

 

Mercredi 02/04/08


Aujourd'hui, à l'école, il s'est passé quelque chose de très bizarre. "Chelou" comme dirait Romain.
J'étais aux toilettes et je faisais pipi quand Romain est arrivé. J'adore comment il marche Romain. Il est un peu... hum, je sais pas trop... Y'a un mot qui me vient, je vais chercher dans le dictionnaire si c'est le bon sens... Oui c'est bon, c'est bien ça. Il est nonchalent. Ca veut dire que... et ben que... rooh j'me souviens plus de la définition et j'ai pas envie d'aller re-regarder. En tout cas, on s'en fiche, c'est pas ça le plus important.


Donc, il est arrivé, et il s'est mis juste à côté de mes toilettes. C'est des urinoirs à l'école (c'est quand on fait pipi debout) alors on pouvait parler. Il a dézippé sa braguette et a baissé son pantalon avec son slip. Enfin, non, c'était pas un slip, c'était un peu plus long. Je sais pas c'que c'était en fait. Donc, il s'est retrouvé comme moi, les fesses à l'air (Maman elle dit tout le temps ça). Ca ne m'a pas dérangé. Mais je sais pas du tout pourquoi, mon regard a été attiré par son zizi. Je vous assure que j'avais jamais fait ça avant, mais là... J'ai pas pu m'en empêcher. Et ce que j'ai vu m'a fait tout bizarre.


Moi je pensais qu'on avait tous le même zizi, mais apparement c'est pas vrai... Parce que le sien est plus gros que le mien ! Et, comme j'avais les yeux sur (enfin pas dessus, hein, mais vous avez compris) son zizi, il a rigolé et m'a demandé ce que j'avais à "mater son pénis".
Je lui ai demandé de répété parce que j'avais rien compris. "Mater le pénis de quelqu'un" c'est regarder fixement son zizi. Et c'est c'que je faisais, je l'avoue. Mais j'étais impressionné ! Et je lui ai dit. Il a encore rigolé. J'ai remarqué, il rigole souvent Romain. Mais j'aime bien, je préfère ça à quelqu'un qui fait toujours la tête.


Enfin bref, après avoir rit, il m'a demandé pourquoi j'étais choqué. Je lui ai dit que moi, mon pénis (mon zizi), et bein il était plus petit. Il m'a demandé de lui montrer, pour qu'il vérifie. Alors j'ai enlevé mes mains pour le laisser regarder. Il s'est approché. Je sentais presque son souffle sur mon zizi, ça faisait tres tres tres bizarre. Il m'a alors dit que y'avait une différence mais qu'elle était petite. Et là j'ai fait quelque chose que j'aurais jamais pensé faire.


Moi :

Je peux toucher ?




Haaaan Me tapey paaah =DDD
Oui, c'est vrai, je suis pas gentille, mais c'est comme ça XDD
Ca vous a plu au moins ? Je l'espere =)
Beuz'Oow

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Mercredi 2 avril 2008
commentaires (11)   
publié dans : Gay's Tripping

MERCI POUR TOUS VOS COM'S QUI M'ONT ENORMEMENT TOUCHEE. RAVIE QUE MON HISTOIRE VOUS PLAISE =DD






Le même jour.

 

Lui : Pourquoi faire ?


Alors là je suis devenu vraiment tout rouge. Comme une tomate. Et puis mes joues étaient toutes chaudes, je les sentais. Mais je sais pas du tout pourquoi j'ai posé cette question en fait. Enfin si, je sais, mais je sais pas pourquoi je lui ai dit tout haut. C'était sensé rester dans ma tête en fait. Mais ma bouche ne l'a pas décidé comme ça. Enfin, il me regardait bizarrement, un air de pas tout comprendre dans les yeux.


Moi :
Bah en fait.. Comme le mien il est plus petit, j'voulais savoir comment ça faisait le tien.


Bouuh le menteur. Oui parce que en fait c'est pas du tout pour ça que j'avais posé cette question. Non, j'voulais juste l'avoir dans la main. Ca, je sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. J'avais eu envie de sentir entre mes doigts un autre zizi que le mien. J'me demandais comment ça faisait. Mais ça, j'allais vraiment pas lui dire, parce que : déjà qu'il doit me trouver bizarre, alors bon.. Mais c'est sorti tout seul donc, je devais bien trouver un mensonge, même si c'est pas bien de mentir.


Lui,
en tournant la tête : Bah euh.. Moui, si tu veux.

Moi : Quoi ?!


Bah oui, j'étais super étonné. Parce que je suis pas sûr que, si quelqu'un m'avais demandé si il pouvait me toucher le zizi, j'aurais dit oui.. Enfin, peut être pour Romain..


Lui,
il me regardait cette fois-ci : Oui, je veux bien que tu me le touche.

Moi : Ah..


Et puis là, je sais pas pourquoi, et ben j'étais tout géné. C'est bizarre puisque, quand on a fait la position la dernière fois contre le mur, et ben je l'étais beaucoup moins. Mais là.. C'était pas comme si j'allais j'embrasser, j'allais juste lui toucher entre les jambes. Mais j'me demandais si c'était comme ça que les garçons ils devenaient homos. Et puis comme il me regardait encore, enfin plutôt : il me fixait, j'ai décidé de lui demandé. J'ai posé ma question et cette fois-ci, il n'a pas sourit comme les autres fois. Non, là il avait le regard très serieux. Et puis il réfléchissait.


Lui :
Bah, en fait j'en sais trop rien. Parce que Tonton il m'a dit que ça venait comme ça, d'un coup, et qu'on avait pas le temps de la voir arriver.

Moi : Qui ?

Lui : L'homosexualité.

Moi : Ah.

Lui : Moi je pense qu'il y a un truc qui déclenche tout.

Moi : Comme quoi ?

Lui : Je sais pas.. Peut-être comme toucher le zizi d'un autre garçon.

Moi, en ouvrant de grand yeux : Tu crois ?

Lui : Oui, peut-être.. Mais c'est pas sûr hein !

Moi : Oui mais quand même. T'imagines je te touche le zizi et je deviens pédé.

Lui, il fronce les sourcil : On dit pas pédé.

Moi, je baisse les yeux : Moui.. Gay pardon.


C'est vrai que pédé ça fait méchant. Même si ça vient d'un mot pas méchant, quand on le dit, ça sonne pas gentil du tout. J'ai eu honte de dire pédé en y réflechissant. Comme c'est devenu un mot grossier, et que j'aime pas dire des gros mots, et ben je dois plus dire pédé. Bon, sauf dans mon journal.


Romain il réfléchissait toujours, la tête penchée sur le côté. Et puis à un moment je l'ai vu frissoner. C'est vrai que le pantalon baissé et le zizi à l'air, il faisait pas très chaud. Je l'ai vu se pencher, d'ailleurs il a eu la tête presque entre mes jambes (j'ai rien dit mais les frissons sont revenus), et puis il a pris son pantalon et l'a remonté. Après il a remis sa ceinture et il m'a dit :


Lui :
Mais je pense que faut aimer pour devenir homo.

Moi : Euh... de quoi ?

Lui, il se retroune vers moi : Bah je pense qu'on devient pas homo juste pour avoir touché un zizi. Il faut aimer le toucher.

Moi : Oui, je pense aussi. Mais, et si je touche ton zizi et que j'aime ?

Lui : Pourquoi tu veux tenter ? Tu serais prêt à risquer de devenir gay juste pour pouvoir me toucher le zizi ?


Et puis là j'ai fait les gros yeux et je me suis reculé en faisant non de la tête. Parce que, en fait, je sais très bien ce qu'il va se passer si je lui touche le zizi. Je sais que je vais aimer. Me demandez pas comment je le sais, mais je le sais. Donc, si je le touche, je vais aimer, et si j'aime, je suis homosexuel. Et si je suis homosexuel, Maman va me détester, alors je serais jamais son chouchou et Adam va se moquer encore plus de moi. Donc, non je..


Moi :
..ne veux pas toucher ton zizi.

Lui, il s'approche de moi avec un regard de gourmand dans les yeux : T'as peur ?

Moi, avec une toute petite voix : Euh.. oui.

Lui : Tu veux pas être gay ?

Moi : Non.

Lui : Pourquoi ? C'est peut-être bien d'être gay.

Moi : Non.

Lui, il hausse les sourcil : Comment tu le sais ?

Moi : Bah si je suis homo, Maman va plus m'aimer, et comme moi j'aime Maman..

Lui : Ta mère elle est homophobe ?


Là j'ai repensé à ma phobie des oiseaux et la peur de Maman et d'Adam des gays. J'me suis dit que c'était le bon terme, homophobe.


Moi :
Oui, je crois. Et Adam aussi.

Lui, en haussant encore plus les sourcil, tellement que ses sourcils et ben ils disparaissaient derrière ses cheveux. Oui parce que il a une grande mèche sur le front, comme moi : Adam ???

Moi : Bah oui, il te l'avais pas dit ?

Lui : Nan ! Comment tu le sais ?

Moi : Et ben un moment il m'a demandé de venir dans sa chambre parce que je voulais lui parler. Après il m'a demandé si j'étais pédé (il fronce des sourcils). J'ai dit pédé parce que c'est lui qu'a dit pédé (il détend son front). Et comme je lui ai dit que je savais pas parce que on pouvait pas trop savoir, il a dit que j'étais pédé et il m'a insulté.


J'avais besoin de reprendre mon souffle après parce que j'avais parlé sans m'arrêter. Romain me regardait avec des yeux comme ça O_O. A mon avis, il pensait pas du tout que Adam il était comme ça. C'est bizarre parce que ils sont sencés être meilleurs copains. Enfin, en même temps moi c'est mon frère et je ne le savais pas non plus. Romain il avait l'air déçu alors, comme j'aime pas lorsqu'il est triste, j'ai voulu lui faire plaisir. Je me suis approché de lui et je lui ai fait un bisous sur la joue. Je crois qu'il a aimé parce que il a rougit et il a sourit. J'aime bien quand il sourit, mais je crois l'avoir déjà dit. Je me répète un peu beaucoup je crois..


Lui,
toujours rouge mais souriant un peu : Je pensais vraiment pas que mon copain il aimait pas les homos.

- C'est qui l'homo ?


La personne qui venait de parler se trouvait juste devant la porte des toilettes des garçons. D'ailleurs, elle n'avait pas le droit d'être là. Bah oui, c'est une fille. Et puis en plus je l'aime pas. Elle s'appelle Carolie. Carolie c'est nul comme prénom mais ça lui va bien, parce qu'elle est nulle aussi. Elle m'énerve tout le temps ! Elle fait son intéressante devant les garçons. Devant Romain aussi. Surtout devant lui en fait. Tout le monde sait qu'elle veut être son amoureuse à Romain. Mais moi je veux pas qu'elle le devienne. Je sais pas pourquoi mais je veux pas, c'est comme ça.


Carolie elle est moche et grosse. Enfin.. Je sais pas si c'est vrai en fait parce que moi je la trouve moche mais les autre garçons de l'école disent que c'est la plus jolie des filles avec Shane. Moi je dis que c'est pas vrai. Mais je pense, en fait, que chacun à ses propres goûts. Comme y'en a qui aime le vert, d'autre le rouge. Et ben moi je la trouve moche et grosse, d'autres la trouve jolie et mince. C'est bizarre quand même.


Moi j'ai déjà trois amoureuse alors Carolie, je m'en fiche. D'ailleurs, mes trois amoureuses elles ne l'aiment pas vraiment beaucoup. Salomé dit qu'elle est trop chochote (je c'est pas trop ce que c'est chochote mais je vois à peu près) et Camille... Bah Camille elle donne presque jamais son avis, le contraire de Shane et Salomé, elle est d'accord avec tout ce qu'on lui dit mais si on lui demande pourquoi elle est d'accord, elle sait pas. Je crois vraiment qu'elle est introvertie en fait.

Il y a que Shane qui l'aime bien, Carolie. Mais juste un peu parce que elle dit que Carolie elle embrasse trop les garçons. J'trouve que c'est vrai.

Enfin bref, là y'avait Carolie qu'avançait vers nous, j'ai eu le reflex de remonter mon pantalon (bah oui parce que, Romain il a le droit de voir mon zizi mais pas elle !). Je trouve qu'elle fait un peu trop ce qu'elle veut, parce que elle avait pas le droit de rentrer dans ces toilettes. Mais elle, elle s'en fiche.


Moi :
Euh, les toilettes des filles c'est de l'autre côté j'te signale.

Elle, en mettant ses yeux au ciel : Je sais le travesti (elle rigole).


J'en avais marre parce que je savais toujours pas ce que ça voulait dire moi ! Et puis pourquoi tout le monde m'appelle comme ça d'abord ?! Parce que maintenant je sais ce que c'est (c'est un mosieur qui se déguise en dame), et je vois pas le rapport avec moi.. Je crois que c'est Adam qui a lancé ce mot le premier.

Lui, en se mettant devant elle : C'est vrai, Lian a raison, tu devrais t'en aller. Et puis tu vas te fais disputer.

Elle, avançant vers Romain en faisant son intéressante : Oui, okay mon Rominou (Rominou pfff). Je m'en vais.

Moi : Oui, va-t'en Calorie.


J'adore l'appeler comme ça. Je trouve que ça lui va bien, parce que elle en a trop en fait. Et puis, elle déteste quand je l'appelle comme ça, alors je continue. Là elle me regardait trop mechament parce que je rigolais et elle a avancé vers moi. Elle a pointé son doigt sur mon torse et elle a appuyé. Ca faisait mal !


Elle :
Ne m'appelle plus comme ça sale pédé !


Elle m'a poussé et je suis tombé en arrière, sur les fesses. Après elle s'est retournée vers Romain, lui a fait un bisou (sur la bouche en plus !!) et a rigolé et est partie dans la cour. Je la trouve vraiment bizarre cette fille.


Lui,
en se penchant vers moi et en me tendant la main : Ca va Kilian ?


J'étais content parce que je voyais de l'inquiètude dans sa voix. C'est marrant parce que à chaque fois que Romain est triste pour moi ou bien quand il rigole avec moi, et ben ça me fait plaisir, et ça fait des frissons. Je crois que c'est ça la vraie amitié. Après il m'a demandé si je m'étais fait mal, je lui ai dit que non, mais que apparement Adam lui avait parlé de comme quoi j'était homo. J'étais triste à ce moment là, et Romain l'a vu. Il m'a fait un bisou, sur la joue. C'est bizarre mais en ce moment on arrête pas de se faire des bisous. Ca doit être comme ça qu'on dit à un copain qu'on l'aime bien.

 

Jeudi 03/04/08.

 

Je vous ai jamais raconté comment ça se passait mes rendez-vous avec la psychologue. Je sais pas vraiment si ça vous interresse mais je vais quand même le raconter. Surtout que aujourd'hui, elle m'a demandé quelque chose de particulier.


A chaque fois que je vais chez elle, dans son cabinet (c'est pas comme les cabinets, les toilettes, le cabinet c'est un bureau en fait), c'est Maman qui m'emmène. Au début elle restait avec moi dans son bureau, après elle m'attendait dans la salle d'attente. Maintenant, elle s'en va pendant l'heure où je reste avec elle et puis elle revient me chercher après.


Je vais chez la psy (c'est plus rapide à écrire que psychologue) tous les jeudis depuis un an maintenant. Mais ça fait seulement depuis quelques jours qu'elle m'a dit que je devrais écrire un journal. J'y vais à chaque fois à la même heure, à 17h30. Parce que l'école se finit à 16h30 et il faut que je goûte.


Le bureau de Madame Benuard il est très.. Hum, je connais pas le mot, mais il y a beaucoup de place. Je crois que c'est parce que la psy elle est grosse. C'est vrai, elle est énorme. C'est pas méchant mais c'est la vérité. Donc si elle est grosse, elle a besoin de plus de place pour se déplacer, non ? Madame Benuard, je crois que je l'ai déjà dit, mais je ne l'aime pas vraiment. Au début je l'aimais bien. Mais j'ai bien remarqué que, même si elle pose pleins de questions, elle fait semblant d'écouter mes réponses. Ca se voit parce que elle fait "humhum" en écrivant sur son bloc-note mais elle écrit n'importe quoi. Et puis elle me pose toujours les même questions, ça devient énervant à force.


A chaque fois ça commence par "Tu as passé une bonne semaine ?". "Tu t'es fait des amis ?". Et à chaque fois je lui répond que, "Oui j'ai passé une bonne semaine" et que "Oui je me suis fait des tas d'amis". Je sais bien que c'est pas vrai, mais quand j'essaie de répondre la vérité, elle ne m'écoute pas. Et comme moi ça m'énerve de lui expliquer que j'ai pas vraiment passé une bonne semaine parce que Adam m'ignore et que, non, je ne me suis pas fait de nouveaux amis parce que ceux que j'ai me conviennent, et ben je réponds toujours la même chose. Ca m'évite de me répéter et de réfléchir. Déjà que je part de l'école où j'ai beaucoup réfléchi..


Aujourd'hui elle m'a dit que j'allais arrêter d'écrire mon journal. Moi ça m'a beaucoup surpris en fait, puisque je m'y étais habitué, et puis je crois que j'aime ça, écrire ma vie. Mais la psy m'a dit que je devais arrêter parce que c'était à cause de mes résultats. C'est vrai que je ne vous ai pas dit mais mes notes, à l'école, ne sont pas aussi bonnes qu'avant. J'ai dû baisser un tout petit peu. Mais je trouve que, en fait, on peut pas trop trop juger parce que deux semaines que j'écris mon journal. Donc, on peut pas vraiment prouver que mes notes ont baissé à cause de ce que j'écris. Alors je lui ai expliqué tout ça à Madame Benuard. Elle m'a dit que c'était vrai, que j'avais raison (elle avait l'air fatiguée de répondre à mes questions) mais que c'était aussi à cause de mon comportement que Maman avait demandé que l'on arrête ce "traitement".


Là j'avais plus rien à dire. bah oui, parce que, si c'est Maman qui l'a dit, c'est que c'est vrai. Donc je me suis bien enfoncé dans mon siège et j'ai continué à écouter ce que disait la psy. C'est horrible quand elle parle. Si je pouvais, j'amenerais un parapluie. Oui parce que, quand elle parle, y'a pleins d'eau qui s'enlève de sa bouche. C'est vraiment très dégoutant.


Là elle était en train de m'expliquer quand est ce que j'allais exactement arrêter d'ecrire mon journal et quand j'allais le reprendre. J'écoutais plus vraiment en fait. Je regardais par la fenêtre. Et là j'ai vu quelque chose de bizarre. Il neigeait ! Si je vous promet ! En pleins moi d'avril ! Je l'ai dit a Madame Benuard et elle a fait les gros yeux. Elle m'a dit qu'elle comprenait pourquoi mes résultats baissaient si j'étais aussi attentif en classe qu'avec elle. Je l'aime vraiment pas du tout en fait la grosse.

 

 

Samedi 05/04/08.

 

J'ai vraiment pas envie d'arrêter d'écrire mon journal. Je trouve ça pas très juste. Parce que, mon journal, c'était comme si j'avais pleins de copains à qui raconter mes journées et mes problèmes. Et si j'arrête, ça serait comme si j'abandonnais mes copains. Mais, en même temps, c'est Maman qui l'a dit, alors je dois le faire. Parce que, si je le fais pas, je serai pas son préféré.


Madame Benuard m'a dit que je devais arrêter aujourd'hui, le cinq, ça veut dire deux semaines avant les vacances. Elle m'a aussi dit que je reprendrai le jour de la rentrée, le quatre mai je crois. Et qu'à partir de là, j'écrirai jusqu'aux vacances d'été. Moi j'me dit que c'est pas assez parce que je pourrais pas écrire tout ce que je fais. Mais bon, je veux pas désobéir parce que la dernière fois que j'ai été méchant, Maman m'a frappé les fesses, et ça a fait très mal. Et, je sais que c'est logique, mais j'aime pas du tout avoir mal.


Aujourd'hui, j'ai pleuré. Vous savez à cause de qui ? De mon frère.

Il est vraiment méchant en fait Adam. Parce que il a dit à tous ses copains que j'étais pédé, alors que c'est même pas vrai. Maintenant, presque toute la classe se moque de moi. Alors aujourd'hui, à la récré, je me suis enfermé aux toilettes et j'ai pleuré. Ca ma fait du bien de pleurer, c'est bizarre non ? Quand je pleurais j'ai entendu des bruits de pas dans les toilettes et des voix de filles, et j'ai tout de suite reconnu Shane et Salomé. Et là elle ont commencé à me parler...

 

Pov Omniscient

 

[ Vue sur une cour de récréation, de nombreux enfants courrent, s'agitent et jouent au ballon. Un petit groupe formé de deux filles et un garçon entre dans les toilettes réservées aux garçons. ]


- Kilian ? Où est-ce-que tu es ?


La petite fille qui vient de parler est une jolie brune au yeux émeraude, habillée d'une courte jupe rose et d'un manteau en laine blanche. Elle s'avance dans une des toilettes et se baisse pour regarder sous les portes. Elle voit alors des baskets noires dans la dernière cabine.


- Kilian je t'ai vu !
cri-t'elle en souriant alors que les chaussures bougent précipitament pour disparaitre, sûrement posées sur le rebord de la cuvette.


- Allez, Kilian, sort de là, c'est pas si grâve,
dit alors une autre petite fille, les mains posées sur ses hanches. Celle-ci est l'inverse de la brune. Elle a les cheveux chatains clairs et ses yeux, en amande, sont de couleur noisette. Elle porte un jogging noir assorti à son pull.


- Lian, sort d'ici !
reprend la petite brune.


Une petite voix sanglotante se fait alors entendre, entrecoupée de hoquets désespérés.


- A-Allez v-vous-en. Je-je veux voir p-perso-sone.


- Lian, c'est Romain...


Les sanglots se stoppent soudain et la voix timide reprend.


- Romain ?


Le jeune brun sourit et va jusqu'à la cabine du fond. Il pose sa main sur la porte et colle son front.


- Oui, c'est moi. Allez, ouvre, on va en parler.


Un jeune chatain sort alors des toilettes, la tête baissée et reniflant pas très élégamment. Romain écarte les bras et Kilian vient s'y loger. Il lui murmure alors à l'oreille.


- Il sont méchants.


- Oui je sais.


- Y'a que toi que j'aime.


Le brun fait un maigre sourire triste et le serre un peu plus fortement dans ses bras. Kilian s'accroche despérement aux manches de son pull.


- ... Tu veux en parler ?
reprend Romain.

- Non.


- D'accord.. Il sourit encore une fois. Plaçant ses deux paumes sous le visage de Kilian, il lui soulève la tête. Ils se regardent alors quelques minutes dans les yeux. Allez viens, on retourne en classe.


- ... Oui.


- Ca va aller ?


- Seulement quand tu es avec moi. Tu resteras avec moi ?


- Oui.


- Tu le promets ?


Romain hésite quelques temps puis finalement répond :


- Promis.

 

Fin Pov Omniscient.

 

Romain m'a promis qu'il ne m'abandonnerai pas. Je le crois. Romain, il est gentil avec moi. Romain, je l'aime encore plus que tout... Je crois que.. que je suis amoureux de Romain. Mais alors.. ça veut dire que je suis homo.. C'est vraiment nul.



Gros bisouuus !
Ps : L'est pas gentil le Adam hein =DD

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Mardi 8 avril 2008
commentaires (12)   
publié dans : Mes z'OS

Hellooow =D
Oui, bon, je sais, je ne devais rien poster avant looongtemps. Mais.. Mais j'ai pas résisté =DD Et puis c'ets le premier OS que je poste. Je l'avais déjà posté sur un autre blog mais j'avais envie de le reposter pour vous le faire partager =D Que je suis gentille n'est-ce-pas ? XD
Pour que la lecture soit plus facile, les paroles seront soit en Rose soit en Bleu, suivant quel personnage parle.
Sur-ce, je vous laisse lire, bon appétit =DD


Et il chercha dans son manteau ce qui semblait être de l'argent.


On se trouvait dans une épicerie, minuscule, au fin-fond d'une petite ville des Etats-Unis. Il était 19h30 passé et les derniers clients se pressaient dans les rayons, cherchant de quoi satisfaire leur appêtit ou quoi que ce soit d'autre. Les quelques personnes restantes étaient exactement quatre : La caissière, à son poste habituel, un homme cherchant désespérement de quoi payer dans ses poches, le directeur de l'épicerie et un jeune homme, d'une vingtaine d'années, le nez fourré dans les bacs des surgelés.


- Ah !


L'homme à la caisse venait apparement de trouver de l'argent. Il sortit un porte-monnaie de sa poche interieure et renversa son contenu sur le tapis roulant, noir. Il tendit les dollars necessaires à la vieille caissière en face de lui.
Très préssé de rentrer chez lui, il attrappa ses courses en quatrième vitesse et, chargé de nombreux sacs, il franchit la porte d'entrée qui émit un léger "Gling" à son ouverture et sa fermeture.
La caissière regarda l'homme à travers les vitres de la facade du bâtiment jusqu'à ce qu'il ne fut plus dans son champs de vision. Elle détourna ensuite la tête pour observer le dernier client, maintenant au niveau pâtisserie. Elle soupira et prit son micro en main puis, parlant d'une voix trainante et monotone :


- Le magasin devrait être fermé depuis cinq minutes... Si monsieur le Schtroumpf voulait bien se préssé...


Le jeune retardataire souleva la tête des brioches et souleva les sourcils. Il avait en effet les cheveux d'un bleu vif, méché d'un autre plus sombre.


Pov ???


Nan mais pour qui elle se prend l'autre mégère là-bas ? Elle va se prendre une vienoise dans le cul celle-là, on verra bien c'est qui le plus bleu des deux. Nan mais oh !
Et dire que je fais les magasins à * Je regarde ma montre * 19h45 juste pour lui. Oui parce que MONSIEUR voulait un repas convenable. MONSIEUR ne voulait pas de mes petit plats surgelés préparés avec amour pour la St Valentin... Nan mais j'vous jure... On s'en tape de la St Valentin nan ? C'est quoi réellement cette fête pourrie ? Et ben juste une fête où les fleuristes, les chocolatiers, les bijoutiers peuvent s'en mettre pleins la poche. Une fête où on peut faire genre on pense à quelqu'un en lui f'sant un cadeau alors que tout le reste de l'année, on a rien foutu pour lui. Enfin...
Et puis moi je commence à participer à ce truc débile en plus, juste pour lui je suis devant les gateaux... Juste pour mon petit ami, que entre parenthèses je ne connais que depuis trois mois, qui veut absolument fêter ce truc, je cherche un gâteau aux fraises, son préféré... Juste pour Lucas...
Alala qu'est-ce-qu'il peut me faire chier en ce moment celui-là... " Quentin, mon choupinet, tu veux pas me faire plaisir en allant chercher mes chaussons ? " ou bien " Quentin, mon amour, tu voudrais pas me faire couler un bain ?? " Nan mais c'est vrai, on est homo mais pas encore des tantes hein ! Qui c'est qui m' foutu un crétin pareil... Ouais, ouais, je sais, je sors avec lui... Mais il est pas là, j'ai le droit de le critiquer nan ? Et puis au fond, très au fond je vous l'accorde, je l'aime bien...
Enfin, c'est pas vraiment le sujet là tout de suite. Là, le plus urgents, c'est de sourire hypocritement à la vieille laide qui fait office de caissière et de lui répondre. Ce que je fais...


Fin Pov Quentin


- Euh oui oui, j'me dépêche... répondit en souriant le jeune homme et reporta tout de suite après son attention vers les pâtisseries.


La porte d'un bureau s'ouvrit vers le fond de l'épicerie et un bel homme d'environ vingt-huit ans en sortit. Il était brun, les yeux noirs, assez grand et ses habits assez moulants laissaient apercevoir une musculature parfaite.
* Miam * pensa alors Quentin en voyant le nouvel arrivant.
L'homme marchait tranquillement, une main dans la poche, en direction des caisses. Il passa d'ailleurs tout près de Quentin qui frissonna rien qu'à sentir les effluves de son odeur. Une odeur qui se voulait musquée mais pourtant légerement sucrée. L'inconnu posa les yeux sur Quentin et celui-ci se sentit rougir.
* Et ben, qu'est-ce-qu'il me fait de l'effet lui... C'est pas comme Lucas hein... Ouais je sais je suis chiant avec lui mais... il le vaut bien *
Arrivé à la hauteur de la caissière, il lui parla d'une voix rauque, sensuelle, même si ce n'était pas forcement fait exprès. Ce fut presque un chuchotement mais Quentin parvint à entendre.


- Va te reposer Anny. Rentre chez toi, t'as du chemin et il est tard.


La vieille eut la même réaction que Quentin puis acquiesca d'un mouvement de tête avant de ranger toutes ses affaires. Elle lui fit la bise * Pff t'en profite bien hein ! * et partit après un énième sourire au directeur.
Celui-ci, après quelques trifouillages dans les tiroir-caisses et sous les comptoirs, se tourna vers Quentin qui était resté là, la bouche légèrement ouverte, immobile, l'observant.
Le directeur s'approcha de lui et lui dit, de la même voix que tantôt.


- Vous avez trouvé ce que vous désiriez ?


Sursautant au son de sa voix, il se retourna vers un gâteau au chocolat, c'est-à-dire le premier qui lui tombait dans la main. Il bafouilla ensuite et le re-regardant


- Euh... Ou-i... je vais je vais prendre ça, dit il en lui fourrant la boîte du gâteau sous le nez.


Le directeur repoussa légèrement le paquet avec un délicieux sourire. Un sourire qui ferait fondre n'importe qui.


- Bien, venez avec moi, je vais vous l'encaisser.

* Oh oui encaisse-moii *


Quentin le suivit jusqu'aux caisses. Là, le directeur passa derrière une tandis que Quentin prenait son porte-monnaie. Après le fameux "Bip", il lui tendit un sac contenant son achat, lui demandant de payer, ce qu'il fit, bien évidemment.
En sortant du magasin, il se fit bousculer par un homme.
* J'l'ai déjà vu lui... Ah oui, c'est l'autre préssé de t'à l'heure... Qu'est-ce-qu'il fout encore ici ? * Il haussa les épaules tout en s'approchant de sa voiture. * Bof, et puis de toutes façons, qu'est-ce-que ça peut me foutre... *
Alors qu'il rentrait dans son véhicule, il entendit un coup de feu venant du magasin puis un bruit sourd, comme un corps s'effondrant au sol.


Pov Directeur


Quelques minutes plus tôt.


Je viens de dire à Anny, qu'elle peut s'en aller. C'est une vieille femme et elle a besoins de se reposer. Je regarde la caisse, l'ouvre : 209 dollars pile. C'est pas mal pour une seule caisse. Je souris et me retourne maintenant vers mon dernier client : un beau mec de vingt-quatre ans je dirais, cheveux bleus, yeux azurs aussi je crois, d'après ce que j'ai pu apercevoir. Tout à l'heure je suis passé juste à côté de lui, il sent bon. Il a une odeur de bonbons... On en croquerait...
Bref, je dois le faire partir d'ici, avec ou sans achat, il est tard et j'habite pas à côté... J'm'avance vers lui. Il est en pleine contemplation de... bah de moi. Je m'approche de lui et, d'une voix que je veux sensuelle, lui dis :


- Vous avez trouvé ce que vous désiriez ?


Je m'amuse de le voir sursauter. J'aime plaire, et apparement, je ne laisse pas indifferent ce garçon. Il se retourne vers un gâteau, pris au hasard, et me le tends à cinq centimètres du nez. Il est stressé, ça se voit. C'est moi qui lui fais autant d'effet ?


- Euh... Ou-i... je vais je vais prendre ça.


Il est trop mignon quand il bafouille. Je souris et prends le paquet.


- Bien, venez avec moi, je vais vous l'encaisser.


Il a une drôle d'expression quand je dis cette phrase... Un sourire pervers s'insinue entre ses lèvres. Ca, c'est plutôt sex... Et il a moins l'air timide je dois dire...

Je l' "encaisse" donc, lui tends le sac et il sort. J'aurais dû tenter quelque chose... Ca fait trop longtemps que je suis seul... Un an sans relation fixe... Je soupire...
Désolé, j'vous ai pas parlé de moi. Je m'appelle Ehren et j'ai vingt-sept ans. Je suis donc, vous l'avez compris célibataire. Et homo, qui plus est. Je suis le directeur de cette épicerie depuis la mort de mon père, y'a deux ans. Et puis... et puis c'est tout. Ma vie n'est pas un conte de fée, ni roman à l'eau de rose... J'ai une vie banale.
Bon assez parlé de moi, je viens de voir entrer un homme en manteau noir, une valise dans la main. Je vais vers lui : faut pas exagérer, il est 20h00, c'est fermé, merde.


- Euh, escusez-moi mais le magasin est fermé. Revenez dem...


Il
m'interrompt en sortant de son manteau un long pistolet noir qu'il tend vers moi.


- Je sais.


Il appuie, j'entends le coup de feu. Toute ma vie, pourtant triste à mourir, passe devant mes yeux, changée à jamais. Je m'écroule...


Fin Pov Ehren


Quentin se redressa soudain à l'écoute de cette détonnation puis repartit en direction du magasin.

* Mais qu'est-ce-que je fous moi... Va-t'en Quentin, va-t'en... *

Arrivé devant la façade de l'épicerie. Il ne bougea plus, n'osant pas avancer de peur de se prendre une balle. Mais une masse sombre par-terre attira son attention. Plissant les yeux, il finit par reconnaître cette personne. C'était le directeur, et une tache rouge sang faisait lentement son apparition sur la chemise blanche de celui-ci.

* Merde ! *

Prenant son courage à deux mains, il entra dans le magasin et se dirigea droit vers Ehren mais un coup sur le crâne venant de derrière l'assoma et il s'étendit de tout son long sur le brun.

L'homme prit alors un téléphone, composa un numéro, attendit quelques secondes puis :


- Patron, on a un changement de programme. Y'en a deux maintenant.... Ouais... Ok... Pas de problème... Merci Patron... Au revoir....


Et il raccrocha. Il regarda ensuite les deux corps enchevêtrés puis soupira.


- La nuit va être longue...





- Bip... Bip... Bip... Bip...

- Ca vous f'ra quarante-deux dollars cinquante, m'sieur... M'sieur ?

- Ah oui, escusez-moi.


Pov Quentin


Aie... Mon crâne... J'ai l'impression qu'il va éclater... Ca s'rait dommage quand même nan ?
J'ouvre avec beaucoup de difficultés un oeil, puis l'autre. Il fait noir, je laisse alors mes yeux s'accoutumer à cette obscurité. J'en profite pour essayer de me lever. Après quelques minutes et de nombreuses douleurs, je suis assis. Je voit enfin quelquechose dans la pénombre.
Je suis dans une sorte de réserve. Il y a des boites de conserves et plusieurs réfrigérateurs alignés contre le mur à ma droite.
Lorsque je me tourne, j'apperçoit le directeur, allongé sur le ventre. Enfin, je suppose que c'est lui, je vois pas son visage. Mais ce que je vois c'est qu'il porte une chemise qui est rouge à la place d'être blanche... Je m'approche tant bien que mal vers lui, me trainant sur le côté... P'tain mais c'est que j'ai super mal ! ... Arrivé auprès de lui, je me penche et le retourne. Oh purée !
Il a un énorme bleu sur le front. Mais c'est pas le pire. Le pire c'est qu'il a un trou dans la chemise... un trou dégoulinant de sang... Et si ça fait plusieurs heures qu'on est ici, je donne pas cher de sa peau si on le soigne pas tout de suite... Déjà, vérifions s'il n'est pas déjà mort... Je me penche vers lui et colle mon oreille à son torse.
B-Boum... B-Boum... B-Boum...
C'est bon ça me rassure... Bon résumons la situation :
Je me trouve dans une pièce ressemblant beaucoup à un réserve. Donc, je suppose être encore dans l'épicerie. En regardant vers l'entrée, j'aperçois des traces de sang par-terre. On a dû trainer le directeur bléssé jusque là... Et moi par la même occaz'... Je regarde ma montre, mon portable m'ayant bien sûr été enlevé : 21h40... Merde, faut absolument que je le soigne le petit à côté, sinon il va finir par se vider totalement de son sang le pauvre...


Fin Pov Quentin



Le jeune homme aux yeux azurs jeta un coup d'oeil rapide à Ehren et réussit, après de nombreux échecs, à se lever pour se diriger vers les étagères remplies à craquer de nourriture et de produits ménagers. Puis, après une courte inspection des rayonnages, il trouva ce qu'il cherchait : des bandelettes et du désinfectant. Il les prit donc, emmenant avec lui des couvertures posées pas très loin. Il revînt vers le brun. Hésitant quelques secondes, il finit par s'accroupir au côté de cet inconnu et le secoua quelques peu. Ehren ni remua, ni se réveilla. Le jeune au cheveux bleus soupira alors et entreprit de s'approcher de lui, collant ses lèvres aux siennes, s'appretant à lui faire du bouche-à-bouche.
Rien que ce contact le fit frissonner. * Nan Quentin, retiens-toi... On est dans une situation délicate... *. Avec sa langue, il ouvrit le barrage pour ateindre sa bouche. * Bon, okay j'aurais pu m'aider des mains et pas de la langue... Mais que voulez-vous, un pervers reste un pervers *. Après quelques soufles "échangés" le brun sursauta puis toussota. Ouvrant doux doucement il vit le jeune homme de tout à l'heure. Il sourit faiblement.


Pov Ehren


Waah ! C'est qu'il ne c'est pas contenté de me faire un bouche-à-bouche là... Il embrasse drôlement bien... Quoi ? Comment ça j'en ai profité parce que j'étais reveillé ? Rho... j'me suis réveillé il y a vingt secondes, c'est pas la mort... XD Enfin... revenons aux choses sérieuses... Qu'est-ce-que je fous ici... Et où est-ce-que je suis d'abord ? Je lève doucement la tête mais la repose tout de suite en gémissant de douleur. Oh PUTAIN ! MAIS QU'EST-CE-QUE J'AI A L'EPAULE MOI ? Ce lèvement de tête ma donné un mal de ces crâââne... Et mon épaule... Elle me brûle... Ohh...


- Qu'est-ce-qui m'est arrivé ?
je demande au jeune aux yeux océans devant moi... Enfin SUR moi... Hum.. c'est pas plus désagréable que ça... XD.

- Euh...
bafouille-t'il. Encore et toujours ne puis-je m'empêcher de penser. Je... je crois qu'on vous a tiré dessus...

- Quoii ?
je crie et ce crie me redonne mal au crane... Putin de merde...


J'en avait pas vraiment besoin de ça... Me faire tirer dessus... Nan mais quelle idée ! Et puis j'm'en souviens même pas... j'me rappelle seulement le gars qu'est rentré dans mon magasin... C'est lui qu'à tiré ? MAIS QUEL CONNARD ! J'le connais même pas ! ... Pff, y'a qu'à moi qu'ça arrive... Moi qui me disais que j'avais une vie sans mouvement... Je suis servi...


- Euh... hum... Je suis désolé mais...
Oh c'est le beau client qui reparle ! Ca va surement pas vous plaire... Quoi ? Qu'est-ce-qu'il va m'annoncer lui... Mais je vais devoir retirer la balle... ajoute-t'il précipitament me collant au sol.

- Ah ça, pas question !
réplique-je. J'essaie de me relever mais il me tient bien le saligaud [XD]. Il approche sa main d'un instrument... Je tourne la tête... C'est quoi ?!

- Nan ! Nan, je veux pas.
Je me débas, je l'aime plus lui. Il va me faire mal ! [On dirais pas trop un ptit enfant ? Ok je sors... T-T]. Pas avec ce truc, c'est énorme !


Fin Pov Ehren


Le cadet avait dans ses mains une pince d'environ 20cm avec un bout très fin et très pointu.


- Si je le fais pas maintenant, ça va s'infecter totalement et on va devoir couper... Et puis, ne vous inquiétez pas, je suis infirmier. Il prit un briquet, l'alluma et passa l'objet sur la flamme. J'suis vraiment désolé ajouta-il avant de plongé l'instrument dans le trou où était cachée la balle.
Le brun hurla de douleur, un cri qui ferait trembler de peur n'importe qui. Le plus jeune cherchait méticuleusement la balle, qui se trouvait entre l'épaule et le cou du brun. Malgré les cris de Ehren, plus déchirants les l'uns que les autres, Quentin n'arrêta que lorsqu'il la trouva, c'est à dire quelques minutes plus tard. Quelques minutes d'une infinie souffrance pour le brun.
Quentin la ressortit enfin, tout en douceur cette fois-ci, et la mit devant les yeux d'Ehren.


- ... N-ne... ne me m..ontre pas ce tru-c degu..geu, parvint-il à dire, les larmes aux yeux, en reprenant sa respiration.


Quentin optempéra et la fit glisser dans une lingette près de lui. Il s'activa ensuite à lui faire un garrot, empêchant ainsi le flot de sang de couler. Après l'avoir bien serré, il s'assit à côté de lui, remarquant soudain la position qu'ils avaient. Il regarda sa montre : 22h00. Las de ce qu'il venait de vivre les dernière heures, il attrapa une couverture prise préalablement et s'en couvra les épaules. Il en saisit ensuite une autre pour la tendre à Ehren.


- Tu... Vous... Euh...

- Hum ?

- Je... je vais dormir, vous voulez une couverture ? réussit-il à articuler, son regard l'intimidant toujours autant.


Pov Ehren


Il me fait trop marrer ce gamin... Enfin gamin... Il doit avoir dans les vingt-deux ans... J'l'aime bien en fait, il est migon avec ses cheveux bleus quand il rougit... Et comme il rougit tout le temps il est mignon tout le temps... Tiens j'me demande comment il s'appelle... Le meilleur moyen c'est de demander nan ? Oui c'est bien Ehren, on va dire que le choc m'a fait un peu perdre les capacités de mon cerveau hein...


- Tu t'appelles comment ?
je demande en prenant la couverture avec un "merci".

- Quentin... Et vous ?

- Ehren, mais tu peux me tutoyer j'ai l'impression d'être un vieux crouton sinon.


Oh, il rougit encore... Mais c'est trop meugnon tout ça... il m'éxite...Bah quoi ? Attendez, j'me suis fait tirer dessus, il m'a soigné et maintenant on est tous seuls dans la reserve totalement isolée de mon épicerie. On est FORCEMENT obligé d'y penser. Surtout quand la personne avec laquelle vous êtes coincé est un super canon du nom de Quentin... Tiens Quentin... J'aime bien, ça lui va... Humm... Rien que ce prénom m'éxite...


- Oh... euh d'accord.


Fin Pov Ehren


Pov Quentin


Ahh... Ehren... Oh putain ce prénom me fait trembler d'éxitation. Ouais, bon, j' sais, c'est pas vraiment le moment et l'endroit pour penser à ça mais... Putain mais j'en trop envie de lui... Ses mains sur mon corps, sur mon sexe...M'embrassant... humm... et voilah ! Je bande ! C'est malin ça...
Et en plus je crois qu'il la remarqué... Hum... C'est quoi ce regard pervers posé sur mon pénis mon petit Ehren ?


Fin Pov Quentin


Le brun regardait la bosse qui venait de se fomer au niveau du haut de son pantalon... Les yeux équarquillés et les pupilles dilatées...


* Han... j'en peux plus... *


Ehren se jeta sur Quentin. Enfin... Se jeter est un bien grand mot. Nous dirions plutôt qu'il avança le plus vite qu'il pu vers Quentin [XD]. Arrivé sur lui, le brun commença à l'embrasser. Le sang de Quentin ne fit alors qu'un tour. Il passa ses mains sur le dos du jeune directeur, le caressant avec la plus grande délicatesse, de peur de lui faire mal. Le brun se cambra sous ses caresses.


- Quentin... * Oh putain mon nom dans sa gorge est d'un éxitant... * Sois pas doux... J'ai besoin de plus de... quelque chose de...


Il hésita. Quentin cessa alors toutes caresses, se retourna, prenant la position dominante, et le plaqua à terre. Ehren poussa d'abord un cri de surprise puis un autre de douleur.


- ... De plus bestial ?


- ... aouch... ouais comme ça à peu près
dit-il ensuite avec un petit sourire pervers... Dis ?


- Hum ?


- J'suis un peu trop serré... Tu veux pas...


- Humm...
Il se lécha les lèvres. Avec plaisir cher directeur...


Il descendit alors plus bas... beaucoup plus bas... Il enleva par la même occasion la chemise tachée de son amant, la jetant au loin. Il s'occupa ensuite du jean d'Ehren. Détachant son bouton d'une main, l'autre était en train de lui caresser les tétons, durcis d'éxitation , il entreprit alors de baisser son boxer, de la même couleur que ses cheveux soit dit-en passant, comme si il était prévu qu'il devait coucher ensemble. Il le fit, pour augmenter encore un peu plus la température des deux corps, avec les dents. Lorsqu'il frola de sa joue le pénis d'Ehren, ce denier poussa un soupir, pensant déjà à ce qu'il allait advenir de sa partie génitale.


- Dépêche-toi, je vais exploser...


Quentin revînt vers lui sous le regard agacé de son brun. Il sourit, amusé.


- Oh... Mais c'est qu'il est préssé le petit directeur... Il prit en main le pénis de son compagnon... Mais c'est énorme ! S'exclama-t'il.


Ce fut alors à Ehren de se moquer gentiment de lui.


- Mais qu'est-ce-que tu crois ?... C'est trop gros pour toi ? ... T'as pas une bouche assez large mon beau ? Il rit... C'est dommage ça... Il l'embrasse. Tu crois pas ?


Quentin rougit encore un peu. * Tiens, ça m'avait manquer... *


- T'es beau quand tu rougis... ça m'éxite Quentin... S'il-te-plaiit...


Quentin ne se fit pas plus prier. Il descendit rapidement vers sa verge dréssée et la prit directement en bouche. Le brun poussa une exlamation de surprise... Il ne pensait pas qu'il était aussi pressé. Ses gémissements résonaient dans la petite pièce, la remplissant largement. Ceux-ci, au début assez contenus, se firent de plus en plus rauques et forts. Quelques secondes plus tard, ils étaient criés, presque hurlés.


- HAN ... HAN ... haan Quentin, han ... t'es douééé...HUM ...


Le garçon aux cheveux azurs sourit, la bouche toujours remplie par le membre proéminant de son amant. Ehren commença à donner des coups de reins pour s'enfoncer plus profondement en Quentin. Ce dernier s'aidait de ses mains, se qui fit encore plus, si cela se pouvait encore, hurler de plaisir le brun.
Leurs gestes étaient brutaux, sauvages, sans aucun amour. Mais cela leur suffisait. Ils ne voulaient que de la baise, et chacun l'avait fait comprendre à l'autre.
Quelques minutes passèrent puis arriva le moment de jouissance ultime, et Ehren se deversa enfin dans la bouche de Quentin, dans un gémissement, celui-ci, étouffé par sa main, qu'il mit devant sa bouche, la mordant.


- HUUUUUUUM... han... Quentiiin !


L'interpelé, enfin le crié, releva la tête et remonta rapidement vers son amant.


- Tu m'as appelé ? demanda-t-il avec un petit sourire. Tu veux quelquechose ? Nouveau sourire... mais cette fois-ci, beaucoup plus vicieux.

- Oh... j'ai une petite idée, lui répondit-il, commençant à defaire le pantalon de Quentin.


Ce dernier l'aida puis enleva son boxer sous les yeux émerveillé d'Ehren. Comme un enfant à Noël. Après une bonne dixaine de secondes de contempation, Ehren se retourna, exposant fièrement ses fesses à Quentin.


- Prend-moi !


Quentin éclata de rire mais malgré la tentation, lui demanda.


- Mais qu'est-ce-que tu fous ?

- Bah... répondit-il troublé par l'attitude du plus jeune... t'as plus envie ?

- Oh si... mais j'veux être pris ! dit-il d'une voix enfantine. J'veux sentir ton membre en moi... Sa voix devint beaucoup moins enfantine. Te sentir te deverser en moi... Vraiment moins. Hum, j'en tremble déjà...


Exité par les paroles plus que bandantes de son compagnon il l'embrassa sauvagement, entrainant leur langues dans un ballet dans queue [XD] ni tête. Après cet échange, Ehren le regarda et soupira.


- Comment tu veux que je puisse te prendre Quentin ? T'as vu dans quel état je suis ? Tu crois vraiment que j'en aurai la force ? C'est pas que c'est pas tentant hein ! Loin de là ! Mais...

- Tais-toi ! l'interrompit le cadet. Je veux qu'tu m'pénètre, tu m'pénètreras !


Sur ces mots il tendit sa main, et plus précisement deux doigts, vers la bouche d'Ehren. Celui-ci suça avidement, encore plus éxité par l'attitude dominatice de Quentin. Ce dernier s'enfonça ensuite les doigts dans sa propre antre. Gémissant de plus en plus fort, Quentin commença à onduler du bassin contre son amant, faisait lentement remonter l'éxitation.
Lorsqu'il fut assez lubrifié à son goût, il se posta au-dessus du pénis d'Ehren et d'un seul coup, s'empala lui même.
Il poussa un cri de douleur.


- Oh piourée, quand je disait que t'étais énorme... Hum... finit-il, commençant enfin à éprouver du plaisir.


Ondoyant en rythme, il poussèrent chacun leur tour des gémissements à faire rougir le Pape [Dsley Benoit XD]. Ehren donnait des coups de reins, comme auparavant, toujours pour s'enfoncer plus profondement en lui...


- Hum Quentin, t'es si HAN serré...

- Han han ... bas c'est sûr... t'as une queue tellement puis...sant'... HAAN !


Ce dernier cri annonça la jouissance de Quentin. Et d'Ehren, par la même occasion. Ces deux-là, en sueur, s'embrassèrent une dernière fois avant que Quentin ne s'écroule sur Ehren, mort de fatigue. Il s'endormit facilement, et ne réagit même pas lorsque Ehren se dégagea de son emprise. Il se releva, bizarrement sans difficultés, et se rhabilla.


- On aurait dû me tirer plus tôt... tirer dessus je veux dire.






Le lendemain, la police vînt ouvrir la porte de la réserve. L'homme et ses complices avaient été arrêtés. Il étaient venus pour un hold-up, vous l'aviez compris.
Les deux hommes séquestrés sortirent sans se jeter un seul regard. Ils repartirent chez eux, chacun de leur côté. Quentin avec Lucas et Ehren seul.
Quentin quitta Lucas quelques jours plus tard, sans donner aucune raison et Ehren quitta son travail, sans donner de raisons, lui non plus.

Quentin et Ehren vivent maintenant ensemble depuis six mois.

Personne ne compris pourquoi, lorsqu'ils furent en face de l'homme de l'épicerie, au tribunal, ils lui firent de grands sourires, pleins de gratitude. Personne ? Non, sauf vous XD.





Voilah, et cette fois je vous dis réellement bonnes vacances =DD
En esperant que cette lecture vous a été agréable XD
Beuz'Oow


<3

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Jeudi 10 avril 2008
commentaires (10)   
publié dans : Gay's Tripping

Dimanche 04/05/08.

 

Mes vacances ont été... Vraiment bof bof. Je dirais même pourrites (c'est l'expression d'Adam mais je crois que ça se dit pas trop). Pourtant, ça aurait dû être trop bien ! Bah oui, parce que, en fait, Romain il devait venir avec nous. Parce que Adam il lui avait proposé et tous les Papas et Mamans avaient dit oui. Mais en fait il est parti chez son grand-père pour les vacances (j'espère que son grand-père il est pas comme papy...) alors il a pas vraiment pu venir. Donc, pour pas être tout seul avec moi, (parce que il dit que si il reste trop avec moi il va devenir pédé) et bein il a demandé à Guillaume de venir à la place de Romain. Et lui, et bein vous savez bien que je l' aime pas du tout du tout. Mais moi j'avais rien à dire, parce que j'étais le "pédé" et que si je disais quelque chose, Adam et ses copains ils allaient dire à Maman que j'étais pédé.. Mais je le suis pas... enfin je crois... enfin nan c'est pas vrai, moi je pense que je suis homo... Mais j'espere de tout mon coeur me tromper.

 

Enfin bref, c'est pour ça que mes vacances n'ont pas été terribles terribles. Déjà, dès le début, dans la voiture pour aller dans le sud de la France, ils ont commencé à m'embêter. Et puis ils me faisaient mal ! Parce que, en plus, dans la voiture de Papa, j'étais entre eux deux ! Alors ils m'attaquaient de tous les côtés. Enfin, quand je dis ils m'attaquaient, je pense ils me pinçaient. Mais moi j'avais toujours rien à dire, parce que de toutes façons, j'avais la drôle d'impression que Maman s'en fichait... Mais ça peut pas être possible, parce que Maman elle s'en fiche jamais de moi, nan ? J'ai dû me tromper alors...

 

Ensuite, quand on est arrivé dans la chambre de l'hotel, il se sont précipité sur les lits les mieux. Et pendant que j'étais dans les petits coins ils ont mis du gel douche sur mon matelat. Donc quand je suis revenu, j'avais un matelat avec pleins de ressorts partout et tout mouillé. Comme je pouvais pas dormir, je suis allé le dire à Maman et elle m'a donné une fessée parce que "j'avais tout dégueulassé". Même si je lui disais que c'était pas moi mais Adam et Guillaume, elle me croyait pas et continuait à me disputer. Après j'ai dû tout nettoyer pendant qu'ils étaient tous au resaturant. Alors j'ai pas pu manger en même temps qu'eux. Papa m'avait ramené un plateau mais les deux goinfres ils l'ont vidé.


Y'a des fois où j'ai l'impression d'être un héro de Contes de Fées. Vous savez, Cendrillon ? Et bein y'a des fois où j'me dis que l'affreuse belle-mère c'est Maman (même si je le pense pas vraiment, puisque Maman c'ets la meilleure des Mamans) et que Adam avec Gael et Guillaume, c'est les deux méchantes demi-soeurs. Bon, là ça serait demi-frères, mais c'est la même idée non ?

 

Maintenant je suis certain que le chouchou de Papa et Maman c'est Adam, puisqu'à chaque fois qu'il faisait une bêtise, ils lui disaient rien du tout. Par contre, même quand moi je ne faisais rien, Maman me hurlait dessus. Donc, je pense que je dis pas n'importe quoi quand je dis que c'est Adam que Papa et Maman préfèrent.


Pendant les activités qu'on faisaient dans les clubs, Gael il disait à tout le monde que j'avais une maladie très contagieuse et que fallait pas m'approcher. Alors j'étais tout le temps tout seul. Mais ça c'est pas très très grave, parce que quand j'étais tout seul, je pensais à Romain, et ça me remontait le moral.

 

Enfin... Hier on est revenu à la maison. Je peux vous dire que ça faisait du bien ! C'est la première fois que je suis heureux de rentrer de vacances. Bah oui, je vais pouvoir revoir Romain. C'est vrai que, depuis qu'on est devenu très... amis, et bein il me manque très souvent. Ca doit être ça quand on est très proche avec une personne. Mais ce qui est bizarre c'est que, et bein, mes amoureuses elles me manquent pas autant. C'est vrai qu'elles me manquent, surtout Salomé en fait, mais c'est pas pareil. J'ai pas les mêmes picotements que pour Romain. Demain, d'ailleurs, je vais le revoir, je suis super pressé d'aller à l'école !

 

 

Lundi 05/05/08.

 

 

Aujourd'hui c'était trop bien à l'école. Déjà, on nous a rendu des contrôles et j'ai eu que des A, alors j'étais fière de moi ! Mais le plus important c'est que j'ai pu reparler à Romain. Quand je l'ai vu dans la cour, j'ai ressentis tout pleins de picotements et puis mon coeur s'est mis à battre plus fort. Tellement fort que ça faisait presque mal d'ailleurs. J'ai trouvé qu'il avait beaucoup changé. Parce que, déjà qu'il était plus grand que moi, mais je trouve qu'il a ENCORE grandi ! Et en plus il a bronzé. Ca fait ressortir la couleur de ses yeux, ça le rend encore plus beau. Maintenant j'ai plus trop peur de dire qu'il est beau. Parce que, comme c'est vrai, je vois pas pourquoi je le dirais pas. Moi, on dit bien que je suis intelligent, pourquoi on pourrait pas dire que les gens beaux sont beaux ?

 

Enfin bref, aujourd'hui avec Romain on a beaucoup beaucoup parlé. Parce que ça faisait très longtemps qu'on avait pas parlé. Alors je lui ai raconté mes "drôles" de vacances et lui m'a raconté les siennes. Apparement, son Papy il est pas du tout comme le mien. Parce que, quand il en parle, ça se voit dans ses yeux qu'il l'aime beaucoup. J'aimerais bien avoir un garnd-père comme le sien. Il est tout le temps gentil et il lui offre pleins de cadeaux. Enfin... Papy aussi il est gentil et il m'offre des trucs mais j'ai l'impression que, avec Papy, je dois lui rendre un service en échange, alors ça me fait pas très plaisir ses jouets. Et puis y'a toujours ce truc bizarre dans ses yeux qui me fait peur. Alors j'ose même pas lui faire de bisous pour le remercier. C'est comme ça que je me fais disputer par Maman. Parce que Papy c'est le Papa de Maman. Le Papa de Papa il est parti au ciel. Ca veut dire qu'il est mort, mais les adultes disent jamais "mort", je sais pas trop pourquoi.

 

Donc, on a beaucoup parlé et il m'a fait pleins de câlins ! C'est très bizarre mais, depuis quelques temps on arrête pas de se faire des bisous et des câlins. Moi j'aime beaucoup ! Et apparement lui pareil. Mais je pense qu'on devrait quand même arrêter. Parce que, même si je l'aime beaucoup, peut-être comme un amoureux, et ben j'en suis pas sûr d'être homo. Donc, si j'en suis pas sûr, vaidrait mieux que je continue pas à lui faire des bisous et tout comme je le fais en ce moment. Mais... Quand y'a personne qui nous regarde et qu'il me prend dans ses bras, je me sens trop trop bien. J'ai des gargouillis dans le coeur (je sais pas trop si ça peut éxister mais bon...) mais ça fait pas mal. En fait, les vrai moments ou je me sens le mieux c'est à cette place, serré contre lui. Et puis, je sais plus trop si je vous l'ai dit, mais Romain il sent super super bon depuis qu'il est revenu des vacances. Avant il sentait bon aussi mais maintenant c'est plus la même odeur. Il sent un peu la barbe à papa mais pas trop. Ca donne encore plus envie de lui faire des bisous partout ! Déjà que j'avais du mal à m'empêcher de lui faire des bisous...

 

 

Mardi 06/05/08.

 

Ah au fait, vous vous rappelez que j'vous avais dit que j'allais sûrement avoir un ordinateur pour mon anniversaire ? Et bein je l'ai pas eu ! Maman et Papa ont dit que j'avais pas été assez sage ! Alors que c'est pas du tout vrai, parce que j'ai été rès gentil avec eux, même si pas eux avec moi. Je crois que je suis en train de plus les aimer comme avant Papa et Maman. Parce que avant moi je croyais ce qu'ils me disaient... Mais depuis que je sais que Maman est homophobe... J'ai plus envie de croire en Romain qu'en eux. En fait, j'aime plus Romain qu'eux... C'est bizarre à dire, j'en ai même honte, mais c'est la vérité.

 

Enfin, je pense que ça vous interresse pas vraiment mes histoires d'ordinateur donc je vais passer au plus important : Aujourd'hui j'ai demandé à Romain s'il voulait bien dormir à la maison. Oui parce que, comme Papa ne m'a pas acheté un ordinateur, il m'autorise à fêter mon anniversaire avec un copain à la maison. Et tout de suite j'ai pensé à Romain. Bah oui, qui d'autre ?

Enfin voilà, je lui ai posé la question tout à l'heure, à la récré, et tout de suite il m'a dit oui. J'étais super étonné.

 

Moi,

en levant les sourcil : Mais... Tu demandes pas d'abord à tes parents ?

Lui :

Pourquoi faire ?

Moi :

Bah... (je me suis gratté le menton) Pour savoir s'il sont d'accord...

Lui :

Pas la peine, ils me laissent faire tout ce que je veux mes parents.

Moi,

en ouvrant des grands yeux : Ah ouais ??? C'est trop bien !

Lui,

en souriant : Oui... Donc... Je viens quand alors ?

Moi

: Bah j'avais pensé à demain, puisque jeudi on a pas école.

Lui,

avec les sourcils froncés : Comment ça ?

Moi :

Bah jeudi on est le 8 mai.

Lui :

Et alors ?

Moi :

Bah le 8 mai c'est férié.

Lui,

en comprenant toujours pas : Pourquoi ?

Moi :

Bah c'est la fin de la guerre, avec les Allemands... Tu le sais pas ?

 

J'étais un peu étonné qu'il le sache pas. Bien que... c'est pas au programme de cette année... Mais moi je cherche toujours sur un dictionnaire ou je demande à Papa et Maman ou à la maîtresse quand je sais pas quelque chose... C'est d'ailleurs ça qui m'a attiré tous ces problèmes de "pédé". Enfin, pas de demander ce que c'était que le 8 mai... Mais je pense que c'était pas la peine de préciser, vous m'aviez compris.

Alors, comme il était pas au courant, je lui ai expliqué. Moi, j'aime beaucoup l'histoire, je trouve ça super interréssant. Mes matières préférés c'est les maths et l'histoire. Il parait que c'est deux matières très importantes, ça tombe bien.

Quand j'ai eu fini de lui raconté la 2nde Guerre mondiale et l'Occupation des Allemands, ce qui avait l'air de le passionner, il m'a demandé l'heure pour laquelle il devait venir mercredi, je lui ai dit 17h, il m'a fait un bisou et il est parti. Je me rends compte que c'est toujours comme ça qu'on se quitte. sur un bisou. Faudrait que je lui dise que il faudrait arrêter... Mais j'aime tellement ses bisous à Romain...

 

Mercredi 07/05/08.

 

J'attends l'arrivée de Romain depuis une heure. C'est pas qu'il est en retard, pas du tout il est à peine cinq heures moins le quart, mais je suis stressé... Comme Maman quand elle prend pas ses médicaments. J'ai le coeur qui bat très vite, j'espère que c'est pas anormal. C'est vrai, parce que, en fait, j'invite juste un copain pour dormir. Je vois pas vraiment pourquoi mon coeur il cogne très fort dans ma poitrine. Mais bon, j'espère que c'est pas trop trop grâve, parce que ça m'est jamais arrivé.


Je regarde l'heure encore une fois... Maintenant il est moins dix minutes. Vous voyez, j'écris pas très très vite hein. Bon... Je sais pas trop si je dois faire quelque chose d'autre que d'écrire sur mon journal avant qu'il arrive... Parce que j'ai déjà passé l'aspirateur et le chiffon... et j'ai aussi rangé ma chambre... Ca m'a amusé d'ailleurs parce que comme je faisais le ménage dans ma chambre, Papa il a obligé Adam à faire la même chose dans la sienne. Et qu'est-ce-qu'il à râlé ! C'était bien marrant. Mais après, comme il a vu que je rigolais, il m'a donné un coup de coude. Mais c'est pas trop trop grâve parce que Maman, pour une fois depuis je sais pas combien de temps, et bein elle m'a défendu. Et après elle a puni Adam dans sa chambre. Il a encore plus râlé.

 

Ce matin j'avais peur que Adam il nous laisse pas tranquille, Romain et moi, mais Papa lui a dit qu'il devait venir avec lui pour aller faires des courses vers les 17h. Donc il sera pas là. Et c'est tant mieux. Bon, c'est pas que j'aime pu mon frère, quoique en ce moment il m'énerve beaucoup beaucoup.. Non, c'est juste que j'avais peur qu'il nous voit, alors que Romain il me faisait un bisou, ou inversement. Ou bien encore si Adam il était resté avec nous toute la soirée... Ca aurait été horrible je pense parce que, depuis que je commence à parler beaucoup avec Romain, et bein dès que je suis pas très très loin de lui, j'ai super envie de me mettre dans ses bras... Et même, quelques fois, j'ai envie de refaire la position...

 

Ses joues se colorent légèrement alors qui sourit.

 

Peut-être que on pourra la refaire ce soir... Surtout que ma chambre elle est pas assez grand pour mettre un deuxième lit, alors il va dormir avec moi, parce que j'ai un grand lit, comme Papa et Maman. Et comme ça on pourra se faire pleins de câlins... Non ! Mince, j'ai pas d'effaceur, je peux plus enlever ce que j'ai écrit... Oubliez tout, on va dire que j'ai rien dit. De toute façons faut que je lui dise qu'il faut plus qu'on se fasse des bisous et tout et tout. Même si ça me rend triste. Mais si je continue avec lui, je vais vraiment devenir pédé (désolé, je peux pas effacer ce mot mais c'est pas ce que je voulais dire... c'est sorti tou seul en fait...). Et si je continue à me rapprocher de lui, je vais avoir envie de l'embrasser sur la bouche... Et même de toucher son zizi, je le sais. Mais moi je veux pas, parce que, déjà que Maman elle m'aime plus trop trop en ce moment...

 

Bon, je regarde l'heure et il est... Oh ! Il est 17h passé de quinze minutes, il va pas tarder à arr...

Un bruit de sonnette le fait sursauter. Il entend sa mère ouvrir la porte et dire boujour au visiteur. Puis, en tendant l'oreille, Kilian perçoit des pas monter les escaliers et...

-Kilian ! Ton ami est là !

 

Mince ! Il et la. A tout a l'heure. Je vous direr coment ca ces passer.

 

Passage Pov Omniscient

Les pas, après avoir monté les escalier, se stoppe devant la chambre de Kilian.

[ Plan sur le visage de Kilian, le front plissé, tremblant d'impatience et se tordant les doigts. Puis la caméra change d'axe pour se fixer sur l'endroit en face du garçon : sa porte. La caméra se rapproche de celle-ci, jusqu'à la traverser pour se retrouver face au visage de Romain qui, la main levée, s'apprête à frapper. ]

- Romain !

L'interpelé se retourne et se retrouve nez à nez avec Adam, le sourire aux lèvres.

- Adam ! Ca va ?

Ils se rapproche l'un de l'autre et se serrent la main, comme des "grandes personnes". Les deux jeune se sourient alors mutuellement et commence à se raconter des choses diverses et variées.

[ La caméra se détourne alors d'eux pour revenir dans la pièce d'à coté. On peut alors voir un Kilian troublé, les yeux brillant, en plein milieu de la pièce. Il ne tortille plus ses mains, il a stoppé tout mouvement et regarde fixement sa porte. On entend alors en voix de fond : ]

- Alors ? C'est toi que mon frère a invité.

- Oui, c'est moi.

- Mais pourquoi t'es venu ?

- Bah... Silence. Parce que je l'aime bien.

- Ah bon ?

- Bah oui... Pourquoi ?

- Bah parce que faut faire gaffe avec lui...

- Adam... gronde-t'il alors sourdement.

- C'est vrai, continue-t'il sans prendre en compte l'intervention de son ami, faut faire attention aux pédés, ça se chope ces maladies là.

- Arrête !! dit Romain avec un peu plus de force.

- Bah quoi ? C'est une tapette, c'est une tapette. J'te dis juste de faire attention mon pote, faudrait pas qu'il te rende contagieux.

- Mais tu va te taire oui ?

- Adam ! La voix vient d'en bas de la maison, c'est celle du père. Tu viens, on va faire des courses ?

- Oui Papa ! crit-il pour se faire entendre du haut du palier. Il se retourne alors vers son ami qui, le front plissé et les bras croisés, le regarde méchamment. Bon... Bah j'y vais hein... Il lui porte une accolade à l'épaule. Mais oublie pas ce que je t'ai dit !

- Ouais, c'est ça...

Adam dévale les marche à toute vitesse et, juste avant de sortir par la porte pour rejoindre son père, il fait un clin d'oeil à Romain qui lui répond par un signe de la tête peu amical. Lorsque Adam est parti, il répond un "Oui d'accord" à Madame DeGarcia, la mère de Kilian, qui lui annonce qu'elle va prendre un verre chez la voisine, puis soupire en frappant trois coups à la porte de son "ami". Celui-ci met plusieurs minutes avant de venir lui ouvrir, et quand Kilian ouvre la porte, il a les yeux brillants. Il se jette alors dans les bras de Romain et pleure toutes les larmes de son corps. Romain cligne des yeux plusieurs fois avant de réagir et d'enlacer le corps si frèle de son ami, lui murmurant des paroles réconfortantes à l'oreille, même s'il n'a aucune idée du pourquoi cette soudaine tristesse.


A travers les sanglots de Kilian, il arrive à comprendre quelques mots comme "Me laisser", "Adam", "pédé" ou bien encore "aime". Romain comprend alors la situation et lui frotte le dos de ses mains, l'apaisant par des mots se voulant doux. Lorsqu'il sent le plus jeune calmer ses sanglots, il se recule quelque peu de son ami. En effectuant ce mouvement, Romain voit Kilian se raccrocher désespérément à son pull, comme s'il était sa bouée lors d'une noyade, sa seule aide. Il le serre alors encore plus fort dans ses bras, tentant vainement de le réconforter. Voyant que cela ne marchait pas, il essaye autre chose.


- T'inquiètes pas Kilian,
lui murmure-t'il au creux de l'oreille, j'te laisserai pas tomber, jamais, je tiens trop à toi pour faire ça... Il prend alors son visage en coupe dans ses mains et frotte son nez au sien. Tu le sais ça hein ? Il embrasse le coin des lèvres de Kilian. Oui ?


Le chatain relève les yeux, les joues rougies par ses larmes, et regarde tristement le brun. Quelque chose dans les yeux de Kilian trouble alors Romain. Comme si... comme s'il n'était pas qu'un simple ami, comme il le pensait être. Ce qu'il voit dans ses yeux c'est... plus, beaucoup plus. Mais alors qu'il cherche ce que cela pourrait être, la voix de Kilian le rappelle à l'ordre.


- Oui mais... Mais,
il renifle, les autres ils sont tellement méchants avec moi et-et, il sanglote, j'ai peur que... peur que...

- Peur que quoi Kilian ?

- Peur que... il se blottit dans ses bras. Peur que toi aussi tu penses comme eux.

Alors que, après avoir fini par sortir sa phrase, Kilian se serre encore plus contre Romain, ce dernier le repousse, fortement, pas violement ni méchamment, mais fortement. Il fonce sourcils et élève légèrement la voix :

- Kilian je t'interdis de penser ça ! Jamais je penserai comme eux, hein ! Et puis jamais je te laisserai ! Pas si tu ne le veux pas !

- Non ! s'affole Kilian en relevant la tête, les yeux embués. Non, je veux pas moi !

- Bien, Romain se radoucit et sourit, alors je te laisserai pas.. Après quelques minutes où reignait un silence tendre, l'ainé s'exclame : Bon ! Tu me fais entrer dans ta chambre ? Ou bien on reste là jusqu'à la saint Glin-Glin ?

Kilian pouffe de rire et, toujours enlacés, ils entrent dans la chambre.

 

++++++++++

 



Cela fait environ deux heures que les deux garçons sont dans la chambre du cadet. Sur le lit plus précisement. Et si l'on voulait être le plus précis possible, nous dirions que Romain est collé dos au mur, les jambes écartées et Kilian entre celle-ci. Romain, lui caressant les cheveux tendrement. Mais.. nous ne voulons pas être aussi précis que ça, n'est-ce-pas ?

Bref, durant ces deux heures, les deux amis discutent de tout et de rien, parfois même se taisent et écoutent leur silence, qu'ils savent reposant.


Depuis ces deux belles heures, donc, ils ont appris à se connaître plus et mieux. Kilian lui a avoué son problème avec son grand-père et sa gourmandise un peu trop gourmande et ses difficultés avec ses parents, ses peurs de ne pas être aimé par eux... Romain, lui, n'a pas vraiment parlé, il a plutôt écouté, souriant parfois de ses remarques pas très bien formulées.


Ils ont longuement discuté des métiers qu'ils aimeraient faire. Kilian lui a dit qu'il voulait devenir maître. Romain, photographe. D'ailleurs, le brun vient de dire à Kilian qu'il a ramené son appareil photo et qu'il aimerait le photographier.

- Nan !

- Mais, Kiliaaan... Si-teu-plaiiit !

- Naaan !

- Mais pourquoi ?

- Parce que ! Et puis c'est tout.

Romain se lève et s'approche de son sac, au pied du lit de Kilian. Il en ressort un petit appareil noir qu'il allume.

- Romain j'ai dit nan, hein !

- Mais moi j'ai envie ! Il pointe l'appareil vers Kilian. Allez sourit ! dit-il en faisant une grimace.

En regardant la tête que fait Romain, Kilian éclate de rire et le flash se déclanche juste à ce moment-là.

- Maiiis euuuh, geint-il. Je t'avais pas dit oui euuh !

- Roooh... Le brun observe la photo s'afficher et sourit doucement. Te plainds pas, elle est super belle !

- Hum... Le chatain croise les bras et sa bouche forme un moue adorable. Une moue tellement adorable que Romain ne peut s'empêcher de la prendre en photo. Kilian relève les yeux vers son ami et s'apprête à lui dire d'arrêter mais des dizaines de flashs illuminent alors la pièce, éblouissant par la même occasion le pauvre Kilian qui se frotte alors les yeux.

- Romain-EUH ! Arrête-EUH !

Romain s'approche de lui et le reprend en photo.

- Nan-EUH. Il sourit, allez, je prends une dernière photo de toi et après c'est fini, promis !

Le plus jeune réfléchit puis :

- Hum... Okai mais avec toi !

- Avec moi ?

- Oui, tu dois être sur la photo, avec moi !

- Okai. Il se relève du lit et va placer le petit appareil sur l'étagère. Prépare-toi, je met le truc qui retarde ! Il touche à un bouton, fait tourner une minie roue. Ca y est ?

- Ouiii !

- J'arrive. Il appuie sur un dernier bouton et va rejoindre Kilian qui s'est assis, les jambes croisées.

- C'est bon ?

- Mais oui !! Puis après quelques secondes : Kilian regarde moi..

- Mais nan, ça va prendre la photo, réplique-t'il les yeux fixé sur la boite noire.

- Kilian...

Il soupire et se tourne brusquement vers Romain :

- Qu... ?


Dès que celui-ci fait face au brun, ce dernier avance lentement la tête jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de la bouche du brun. Kilian le regarde dans les yeux, surpris, mais voit que Romain, lui, ne regarde pas du tout ses yeux, mais quelque chose de plus bas dans son visage. Intrigué, il louche vers le bas pour appercevoir ce qu'il observe et se rend compte que c'est sa bouche qu'il regarde avec tant d'intérêt. Il rougit alors brusquement lorsqu'il comprend ce qu'a l'intention de faire Romain. Son coeur bat de plus en plus vite, il commence a respirer par a-coups. Son cerveau lui dit de tourner la tête mais son coeur et son corps lui disent de rester. Kilian ne veux pas embrasser un garçon sur la bouche, il en veux pas devenir pédé. Mais c'est tellement bon de sentir ce souffle chaud sur ses lèvres, ces picotements dans le bas du dos...



C'est tellement bon que lorsque les lèvres du brun touches les siennes, il se surprent à pousser un soupir et ferme les yeux. Depuis des semaines il rêve de ce moment, n'osant même pas en parler à son journal intime, tellement il en a honte. Mais, en ce jour à cette heure et à cet endroit, la honte a disparu, laissant place à un sentiment de soulagement, de bonheur, de bien-être.


De son côté, Romain a pris une des mains de Kilian dans la sienne et a aussi fermé les yeux. Le brun sourit contre les lèvres de Kilian et pense à la même chose que son ami...

Amis... Pourrions-nous toujours utilisé ce terme ? Ne sont-ils pas plus maintenant que de simple copains ?


Durant leur tout premier baisé, des flashs ont éclairé la pièce, faisant des deux amoureux deux anges pour de nombreuses années. Malheureusement, au même moment, la porte de la chambre s'ouvre, laissant Madame DeGarcia appercevoir toute la scène qui se joue devant elle. Son fils... embrassant un autre garçon... Son fils était un pédé. Elle l'avait toujours su, mais toujours contesté. Maintenant elle en avait la preuve.


Elle signale sa présence en se raclant la gorge et les deux enfants sursautent. Ils ont le même sentiment de bonheur sur leur visage qui se changent en un même sentiment... mais tout autre cette fois-ci. La peur ancre leur trait et Kilian se met à trembler, serrant la main de son amoureux de toutes ses forces.


- Maman... tente le plus jeune.

- Je ne suis pas ta mère...

Une larme coule le long de la joue de Kilian.

- Je n'ai jamais été ta mère...

Une seconde.

- Je ne serais jamais la mère d'un sale pédé comme toi.


Ses joues sont à présent emplies de larmes de souffrance. Souffrance qu'aucun enfant de cet âge ne devrait ressentir. La douleur d'être rejeté par un parent.. Par sa mère.. Par sa Maman. Cette Maman même qu'il a chéri durant les huit années de sa vie. Maman pour laquelle il aurait pu donner sa vie, son âme. Maman qui maintenant l'insulte...


Il est en colère, il veut réagir, mais il reste tétanisé. La femme qu'il considerait comme sa mère vient d'atrapper celui dont il est amoureux par le col et le tire violement. Il tombe par terre et crie de douleur, il vient de se casser la main. La femme le relève d'un coup sec, en le prenant par la main blessé. Il hurle, essaie de se débattre. Mais qu'est-ce-qu'un enfant de neuf ans contre un femme de trente ans ?


Elle le secoue dans tous les sens, on entend les os de sa main craquer tellement elle est violente. Kilian hurle, il veut qu'elle arrête. Il veut qu'elle laisse Romain. Il n'a rien fait ! C'est sa faute, la faute de Kilian, c'est lui qui doit être puni !

- Ferme la toi ! hurle-t'elle à son ancien-fils. Elle reporte son attention sur l'enfant qui glapit de douleur en pleurant. TOI ! C'est de TA faute si Kilian est pédé. J'aurais du m'en douter que t'apporterais que de la merde en venant ici. T'es qu'un déchet de l'espèce humaine. T'entend ? UNE GROSSE POURRITURE QUI NE MERITE PAS DE VIVRE !!!

- MAMAN ARRETE !

- TA GUEULE !

- ROMAiiiN, pleure-t'il en s'accrochant à son amoureux alors que celui-ci se fait entrainer dans les escaliers par la femme.

Elle ne le soulève pas, elle le traine, les fesses de l'enfant frappant chaque marche de l'escalier avec force. Arrivé en bas, la porte s'ouvre, laissant entrer Adam et Monsieur DeGarcia qui restent choqués de la scène qui se déroule sous leur yeux.


- Caroline ?
fait son mari pour lui demander ce qu'il se passe. Sa femme ne répond pas, elle rouvre la porte qui s'est refermée et s'apprête à jeter Romain dehors. Mais avant elle le fixe alors qu'il pleure toujours toutes les larmes qu'il lui est possible de verser.


- Ecoute moi petit connard,
lui chuchote-t'elle à l'oreille. Tu vas laisser mes fils tranquille t'entend ? Si un jour je te vois tourner autour d'Adam ou de Kilian, je te jure que je te tue. Et je ne fais jamais des paroles en l'air... Elle le secoue, il crit de douleur. COMPRIS ??


- Oui,
murmure-t'il, les yeux à moitié clos d'avoir trop pleurer.

- J'espère bien... Maintenant DEGAGE !


Elle balance Romain dehors sans ménagement et claque la porte derrière lui. Lorqu'elle se retroune, son mari la regarde avec des grands yeux, remplis d'incompréhension, et Adam à des larmes qui lui barrent la vue. Sa mère s'approche de lui et se baisse à son niveau.


- Bah alors qu'est-ce-qu'il y a mon coeur ?

- Rom-main...
Pleure-t'il. C'é-était m-mon cop-ain.

- Mais non, mais non... réplique-t'elle formellement. Puis, adoptant un ton tout autre, elle lui caresse la joue tendrement. Allez, va te coucher, tu en as besoin.


Adam acqiesce et monte les escaliers, toujours en pleurnichant. Le père regarde toujours sa femme étrangement, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Mais ses questions restent en lui car, d'un signe de main, son épouse que c'est fini et dit "Je crois que je vais aller faire à manger... Et ne me regarde pas comme ça Victor, tu aurais fait la même chose que moi".

 

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Dans la nuit, deux frère restèrent blottis l'un contre l'autre, les yeux gonflés et rouges. L'un d'entre eux ne dormira pas de la nuit. Ni de la nuit suivante. Il deviendra ensuite l'enfant introverti que l'on avait décidé qu'il serait. Il ne verra plus personne en dehors de l'école durant de nombreux mois. Il n'aura comme ami que des filles, aucun garçon. Il ne reverra plus Romain, qui démenagera une semaine après l'accident. Il sera un enfant associal, dégouté de l'amour. Il oubliera peu à peu son premier amour. Mais un appareil resté sur son étagère se chargera de lui faire rappeler les souvenirs qu'aucun enfant ne devrait tenir secret. Et il se jura de ne plus écrire dans son journal intime. Plus jamais... Enfin, pendant quelques temps..

 

 
A suivre...

J'espere que cette suite vous a plus, si ce n'est pas le cas... ne me tapez pas okai XD
Donc le prochain chapitre sera... bah je sais pas quand est ce qu'il sera, mais pour celles qui attendaient que Kilian soit plus vieux pour passer aux choses serieuses... Et ben vous allez être servies avec le prochain chapitre =DD
Mais bon, j'arrete de raconter ma vie hein, parce que je su