- Publié dans : Gay's Tripping

Hello ! Je m'incruste ici pour remercier toutes mes lectrices, vos commentaires me touchent beaucoup. Et puis, laissez un blog ou une adresse, que je puisse vous remerciez ! Pour les habituées, je ne remercie plus dans des messages particuliers, mais je vous ai sur msn, =D, et puis vous savez que vous me faites très trèès plaisir =) Voilà, ceci dit, je vous laisse lire tranquillement !





Nous sommes dimanche. Et comme pratiquement tous les dimanches, nous sommes, mes parents Adam et moi, dans la belle voiture de mon père en route pour aller chez mes grands-parents. Je déteste aller chez eux. Ma grand-mère, je l'adore, même si je la trouve un peu étrange. C'est mon grand-père que je ne peux pas supporter. Je sais que je vous en ai déjà parlé mais je vais un peu mieux vous le décrire, ce vieux salopard.


Il doit avoir dans les soixante ans et ça doit faire vingt-cinq ans qu'il est marié à ma grand-mère. Pourtant, il a dû la tromper je ne sais combien de fois. C'est pour ça que je trouve ma grand-mère étrange. Je ne sais pas pour vous, mais moi, si je savais (parce qu'elle le sait) qu'on me faisait cocu, j'aurais divorcer, si j'avais été marié bien sûr. Je sais que l'amour rend con, mais quand même. En bref, pour revenir à mon grand-père, Alphonse (vous parlez d'un prénom), en plus d'être infidel, c'est un gros vicieux. Lorsqu'il me voit, j'ai l'impression qu'il me deshabille par la simple force du regard. Avec sa moustache noire et luisante qui frétille.. berk, ça me dégoute. C'est pas qu'il soit moche hein. Non, je pense qu'il n'était pas mal étant jeune. S'il n'avait pas été mon grand-père avec plus du triple de mon âge, ça ne m'aurait peut-être, je dis bien peut-être, pas déranger. Mais voilà le problème. Non seulement il est beaucoup trop vieux pour me regarder de cette façon, mais en plus, il fait parti de ma famille, et l'inceste, très peu pour moi.


Vous comprenez donc mieux pourquoi je déteste aller chez eux. Je crois que, le pire dans tout ça, c'est que mes parents sont au courant, et qu'ils ne disent rien. Oui parce que je suis sûr et certain qu'il le savent, ou au moins qu'ils s'en doutent. Adam ? Adam est au courant aussi, puisque mon grand-père le regarde de la même façon. Il est peut-être un peu moins vicieux avec lui, mais encore, c'est pas sûr. On n'en parle jamais mais on se s'aide, mutuellement. Par exemple, Adam est toujours d'accord avec moi quand je dis que l'on a pleins de devoirs et que l'on ne peut pas aller chez mes grand-parents le dimanche. En contre-partie, je m'arrange pour ne jamais laisser mon frère seul avec mon grand-père. Qui sait ce qu'il serait capable de faire, seul avec l'un d'entre nous.


On vient d'arriver. J'apperçois, par la fenêtre, mon grand-père, faisant signe à mon père de se garer dans son garage, ce qu'il fait. La voiture s'arrête, j'attrape mon sac et m'élance vers la porte d'entrée, évitant consciensieusement les embrassades habituelles. Mais bien sûr, avant d'avoir pu tourner la poignée, j'entends ma mère m'appeler, me demandant de "venir embrasser mon papy". Je me retourne et observe mon "papy" sourire vicieusement. Je soupire. Je crois que je n'y échapperai jamais..

 

++++++++++

 

 

Une voiture noire s'arrête au bord du trottoir. Un jeune homme aux cheveux bruns en descend. Une fois sortit du véhicule, il se penche vers le conducteur pour lui dire quelques phrases puis referme la portière. La voiture redémarre et le jeune homme, d'environ dix-huit ans, fait un signe "d'au revoir" tandis que le cabriolet disparaît au coin d'une rue.


Le brun se dresse sur la pointe des pieds et s'étend gracilement, un sourire naissant aux lèvres. Qu'est-ce-que c'était bon de revenir ici. Il regarde autour de lui et, appercevant un parc au loin, s'y dirige, nonchalent. L'herbe à ses pieds était toujours aussi verte, le ciel toujours aussi bleu que dans son dernier souvenir. Plus de huit ans s'étaient écoulés sans qu'il ne revienne ici une seule fois. Pourtant, rien n'avait changer. Il sourit en observant deux enfants, ne devant pas dépasser la dizaine, se courir après en riant de bon coeur.


Arrivé à l'entrée du parc, il porte sa main à ses pieds et retire ses chaussure et ses chaussettes. Ah.. Il adorait la sensation de l'herbe chatouillant ses chevilles. Il fait quelques pas en direction d'un banc pour s'y assoir doucement. Qu'est-ce-que ce parc lui avait manqué. Il se rappelait encore ses nombreuses après-midi ensoleillées où il jouait dans celui-ci. Toujours en compagnie de ses amis.. Et quelques fois, avec lui.. Il a un sourire triste et s'allonge de tout son long sur le banc. Ce n'était pas la peine de repenser à ça. Bientôt, il le reverrai. Bientôt, tout sera comme avant. Comme il avait hâte de le voir..

 

++++++++++

 

 

- Kilian revient ici tout de suite ! hurle une voix féminine.


- ...


- Kilian revient, et escuse-toi auprès de papy !


- Pourquoi faire ?
réplique le jeune homme.


- Pourquoi faire ? Pourquoi faire ?


Caroline devient toute rouge et s'étouffe presque avec sa salive. Stoppons quelques instants la scène et expliquons calmemant la situation. Arrivé chez ses grands-parents, Kilian, après avoir longuement été embrassé par son grand-père, s'eclipsa dans une des nombreuses chambres à l'étage. Durant toute l'après-midi, il resta dans celle-ci, où il fut rejoit, un peu plus tard, par Adam. Il écoutaient de la musique lorsque la porte de la chambre s'ouvrit sur un Alphonse plus que content.



Flash Back



- Qu'est-ce-que vous faites les enfants ?
demande-t'il tout en s'asseyant sur le bord du lit ou est déjà Kilian, une lueur plus que vicieuse dans le regard.


Kilian se tortille, essayant de ne pas être à la portée de son grand-père. Lorsqu'il est suffisament loin de lui, Kilian répond.


- Je crois que ça se voit assez. On écoute de la musique,
il montre ses écouteurs, et je lis, il soulève son roman. Mais c'est vrai que tu n'as plus de bon yeux, dit-il avec un sourire hypocrite. Pourquoi tu es là ? Y'a pas assez de personne en bas pour que tu viennes ici pour nous emm..


Adam le coupe pour éviter le pire.


- Kilian,
gronde Adam, en fronçant les sourcils. Non papy, il se retrourne vers Alphonse, ceIui-ci gigote, mal à l'aise, sachant qu'il ne peux pas vraiment rattraper ce que vient de dire son frère.

- Non non, j'ai parfaitement compris, commence Alphonse d'une voix mieilleuse. Il se tourne vers le plus jeune. Je crois, Kilian, que tu vas devoir faire des escuses.


- Des escuses ?
répète-t'il, suspicieux.


- Oui, oui,
continue-t'il, une lueur perverse s'allumant au fond de ses yeux. Tu vas devoir te faire pardonner. Il se relève et se tourne vers Adam. Adam, chéri, veux-tu bien nous laisser seul quelques minutes, pour que Kilian se fasse convenablement pardonner.


- Mais.. Non, je..
Il commence à paniquer. J'ai pas envie de partir, je.. j'étais en train d'écouter de la musique et..


- Ce n'était pas une question, Adam,
réplique vivement et d'un ton dur son grand-père. Il continue, un peu plus doux : Tu peux aller dans la chambre d'à côté, elle est tout aussi bien que celle-ci.


- Mais moi j'ai pas envie qu'il parte !
Kilian saute du lit et s'approche de son frère. Il peut tout à fait rester là alors que je presente mes escuse, n'est-ce-pas ? Kilian prend la main de son frère, le suppliant du regard. N'est-ce-pas ? Répète-t-il.

- Adam tu vas sortir de la chambre, il s'approche vivement d'eux et hausse le ton en fronçant les sourcils, sinon je vais en parler à ta mère, et elle ne sera pas très contente que tu ose tenir tête à ton papy.


Adam baisse la tête, et avance vers la sortie, vaincu par du chantage. Mais alors qu'il passe la porte, Kilian se précipite vers lui et lui reprend la main, la serrant de toutes ses forces. Ne me laisse pas tout seul avec lui, Adam, chuchote-t'il, paniqué. Tu sais très bien ce qu'il veut que je fasse !


Son frère se penche vers lui, embrasse délicatement sa joue, et lui murmure avant de partir "Je suis désolé". Lorsque l'ainé est parti, la porte se referme lourdement, grinçant quelque peu sur ses gonds. Kilian se retourne alors pour voir son grand-père, à moitié allongé sur le lit, en train de frotter lentement la bosse qui déforme son pantalon.


- Bien,
commence-t'il doucement, à nous deux mon petit Kilian..



Fin du Flash Back



Maintenant, ils sont tous dans le salon, Caroline est sur le point d'éclater et son père est marqué d'une grosse trace rouge sur la joue. Kilian, à l'autre bout de la pièce, non loin de la porte de sortie, a les bras croisés contre la poitrine et tremble de tout son corps. De rage et de peur.


- ESCUSE-TOI TOUT DE SUITE, PETIT INSOLENT !
hurle alors sa mère, se précipitant vers lui et le secouant par les épaules. COMMENT A TU OSÉ FRAPPER TON GRAND-PÈRE !!


- Il l'avait mérité,
réplique vivement Kilian en se détachant de sa génitrice. Sa voix est cassée par l'émotion et par les tremblements dont son corps est atteint. Il l'avait mérité, répète-t'il plus doucement, ses yeux commençant à briller.


- Comment ça ?
demande doucement son père en s'approchant de lui, caressant tendrement sa joue, dans un geste paternel,

- Je n'ai absolument rien fait qui puisse mériter un coup, voyons ! répond alors Alphonse à la place de Kilian. Toutes personnes dans la pièce, à part le plus jeune, se tournent vers lui, attendant plus ou moins patiement une explication plus développée. Il s'éclaircit la gorge et commence son récit, son instinct d'acteur revenant d'un coup. Nous étions dans la chambre, celle qui mène à une salle de bain, détaille-t'il. Il, il désigne Kilian du menton, m'a mal parlé, j'ai alors demander des escuses. Il regarde sa fille, qui hoche la tête frénétiquement à toutes ses paroles. Il sourit interieurement. Et puis, alors que son frère partait pour nous laisser seuls, ce qu'il avait décidé de lui-même, Kilian s'est retourné vers moi et m'a violement giflé ! Sa femme sursaute, sa fille enrage et son gendre reste perplexe.


Ce dernier se tourne vers son fils ainé et lui demande si tout ce qu'a dit son grand-père était vrai. Adam relève la tête et ose un regard vers son grand-père, qui hoche la tête, lui montrant discretement sa mère, son chantage toujours en cours. Dépité, Adam acquiesce alors lentement. Kilian s'empêche de hurler en voyant cela. Il se précipite vers son frère et, alors qu'il allait le frapper, pour ses mensonges et pour l'avoir laisser seul, il retient son geste et, d'un pas rageur, s'élance vers la porte de sortie. Avant de la dépasser, il se retourne et hurle, avec toutes les forces qui lui restent et les joues parsemées de larmes : JE VOUS HAIS ! TOUS !

 

+++++++++

 

Je les déteste. Tous autant qu'ils sont. Si j'ai pu, un jour, penser les aimer, je me suis trompé. Et lourdement. Comment des être humains peuvent avoir aussi peu d'humanité. Je ne comprends pas. Le pire.. le pire, c'est qu'ils le savent. Ils le savent tous, oui même ma très chère mère. Mais, c'est son papa, il ne faut rien dire de méchant sur son papa. Son papa est parfait. Moi je l'emmerde son papa. Il fait chier son papa. Je crois que je n'ai jamais detesté des personnes autant que je hais ma famille.


Ma mère, cette foutue mère, sais que son père veux me toucher, veut me violer s'il en a l'occasion. Elle le sait bien. Mais elle ne fait rien, je ne comprends même pas pourquoi. Mon père lui, le sait tout aussi bien. Mais c'est pareil. Ou presque, à l'exception où il ne s'en prend pas à moi tout le temps. Et Adam... Mon frère, celui que j'aurais toujours protégé, et je pensais qu'il aurait fait de même avec moi.. Là aussi je me trompais. A croire que je me trompe partout et sur tout le monde.. Je crois que je ne pourrais jamais lui pardonner. Vous auriez réagi comme lui dans sa position ? Moi non. Je ne sais pas pourquoi il a fait ça. Mais je crois que je n'ai même pas envie de savoir. Il m'a trop déçu.


Et maintenant, ce que je fait ? Je suis en train de courir. Sans vraiment de but précis. Je veux juste m'éloigner le plus possible de ces gens immondes. Alors voilà, ça doit bien faire plus d'une heure que je cours dans les rues. Je n'essaie même pas de revenir chez moi, ça ne servirait à rien. Je m'arrête quelques minutes pour reprendre encore une fois mon souffle. Ca doit être la première fois que je cours autant. Super ! ... Je suis pas loin d'un banc, vaudrait peut-être mieux que je m'assoie, car je sens que ma tête commence à tourner. Je m'y affale lourdement et sort mon portable de ma poche. Je vais dans le répertoire et choisis un numéro. Je porte le téléphone à mon oreille.


Tuuut.. Tuuut.. Tuuut.. Quelqu'un décroche au bout de trois sonneries.


- Allo ?


- Allo Salomé ?
demande-je.


- Non,
répond la voix.


- Bonjour Mme Lecs, pourrais-je parler à Salomé, s'il-vous-plait ?


- Qui est à l'appareil ?


- Euh.. Kilian.


- Oh.
La voix, auparavant tranchante, se fait beaucoup plus douce. Bonjour Kilian, oui bien sûr je vais te la chercher, elle doit encore une fois écouter de la musique dans sa chambre, finit-elle, d'un ton de reproche.


Je souris et réponds. Oui, merci Madame.


Je l'entends alors monter des escaliers et ouvrir une porte. Un son de musique rock me parvient aux oreilles et mon sourire s'élargit. La mère de Salomé a toujours détesté cette musique, et c'est justement pour cela que Salomé l'écoute. Nous allons dire que.. Salomé et sa mère ont.. certains differents entre elles. Mais cela ne les empêche pas de s'aimer, ça se voit. Même lorsqu'elle me jure qu'elle déteste sa mère et qu'elle voudrait ne plus la voir, je sais que si un jour cela devrait arriver, elle serait la première à se morfondre. Toujours à travers le combiné, sa mère lui ordonne "d'arrêter ce ramdam" car il y a "son petit ami au téléphone". Je m'empêche de rire. Salomé a toujours dit à sa mère que l'on sortait ensemble. Juste pour ne pas que celle-ci lui "prenne le chou" comme Salomé dit, pour qu'elle trouve un "amoureux". J'accepte de jouer le jeu. De toutes manières, je ne voit pas qu'est-ce-que ça change, au final, puisqu'elle, Shane et Camille savent que je suis homo.


Le téléphone change de main et je peux maintenant parler avec mon amie.


- Kilian ?


- Lui-même.


- Ca va mon chéri ?
demande-t'elle, d'un ton crispé.


- Ta mère t'écoute ?


- Exactement mon bébé.


- Ah.
Je souris. Tu pourrais venir me chercher ?


- Oui bien sûr. Où est-ce-que tu te trouves ?


- Euh...
Je décolle mon oreille de mon portable et regarde autour de moi. Euh bah.. Quelque part.


- Ca nous avance bien.
Je l'entends soupirer. Demande à un passant si tu es dans la rue, Lian.


- Pas bête.
J'apperçois une vieille dame et m'avance vers elle. Je pose la main contre le téléphone et commence à lui parler. Euh. Bonjour ?


La vieille femme se tourne vers moi et me sourit, m'encourageant à continuer.


- Bonjour, je me suis
perdu, je crois, je grimace et la femme sourit encore une fois, est-ce-que vous pourriez me dire où est-ce-que je suis ?

La femme me nomme la ville, je répète l'information au téléphone, Salomé soupire encore une fois et me traite d'incapable (apparement c'est loin) et nous raccrochons lorsqu'elle m'informe qu'elle sera là dans une vingtaine de minutes. Je range mon téléphone et soupire de lassitude. Si seulement j'avais pas eu une famille comme celle que j'ai, tout cela ne serait jamais arrivé. Je les déteste.


++++++++++


 

Deux heures plus tard, trois jeunes filles et un garçon se trouvent dans un salon, affalés sur plusieurs canapés de couleur claire, et discutant de temps à autre. La jeune fille à la peau mate vient de finir de parler et un lourd silence s'installe. Les trois filles essayant de capter le regard de Kilian, sans toutefois y parvenir. Au bout de quelques longues minutes, la jeune blonde craque et brise le silence bien trop pesant.

- Tu veux vraiment pas nous dire ce qu'il s'est passé, Kilian ?


- Non, je ne.. pense pas,
répond le jeune homme, nerveux.


- Bon...
Camille passe une main lasse dans ses cheveux blonds et lance soudain : Quelqu'un veut une bierre ? Moi j'ai envie d'une bierre ! Et si on regardait un film ?


- Quel changements de conversation Camille, très subtil !
réplique ironiquement la voisine.


Cette dernière lui lance un regard noir. Oh j't'en pris Shane, au moins j'essaie de faire quelque chose. De détendre l'atmosphère.


Shane sourit, amusée. Humhum.. Elle se lève alors du canapé où elle était assise et se dirige, roulant des fesses, vers la cuisine.


- Tu sais que ce n'est pas la peine de rouler du cul ici, ma chérie.
Shane se retourne, incrédule, vers Salomé. Celle-ci continue. Nous sommes trois filles et un mec totalement homo. Alors si t'espères exciter quelqu'un.. Elle reçoit un coussin sur la tête de la part de Shane, et explose de rire tandis que Camille et Kilian se joingnent à son fou rire. Quelques minutes plus tard, Shane revient de la cuisine avec un pack de bierre qu'elle pose sur la table basse. Les quatre adolescents se penchent et saisissent chacun une boisson avant de s'affaler contre les coussins.


Plusieurs heures plus tard, ayant un peu bu, les trois filles se retrouvent en sous-vêtements, leurs vêtements égarés quelques part et Kilian les regarde, amusé et surpris de toutes les bétises qu'elles peuvent sortir. En ce moment, Shane est sur lui, et se mouve en rythme sur une musique sensuelle. Kilian la regarde comme si elle était folle, se disant que, pourtant, il aurait dû être habitué. Il sourit ensuite en songeant qu'il est mille fois mieux ici que là où il se trouvait quelques heures auparavant. Il se dit alors qu'il a vraiment de la chance d'avoir des amis qui peuvent remplacer aussi facilement sa famille. Il jette un coup d'oeil à Camille qui, armé d'un balai comme micro, commence un karaoké endiablé sur une chanson d'une chanteuse pop plus du tout à la mode. Bon. Okai. Ils forment une famille bizarre, certes, mais c'est tout de même la famille qu'il préfère. Et de très loin.


A ce moment même, le frère de Camille, Guillaume, entre dans le salon par la porte d'entrée et se fige en voyant la scène qui se déroule devant ses yeux. Il rougit alors et s'enfuit en courant vers l'étage, sûrement dans sa chambre. Shane arrête de danser et sourit niaisement.


- J'espère qu'il n'est pas éjaculateur précoce. Sinon il n'a plus qu'à se changer.


Kilian explose de rire, suivit des trois filles.

 

++++++++++

Plus tard, le matin.


- Shane ?
murmure Camille tout bas. Shane !


- Huumh..
gronde l'interpelée, la tête dans l'oreiller.


- Tu sais quoi ?


- Viens en au fait,
Camille, parce que si tu m'as réveillée pour rien je te fais bouffer ton matelas par ton vagin.


- Ca se peut ça ?
demande soudain Salomé, venant de se réveiller, les cheveux emmelés et en pétard..


- Rooh,
grogne Shane, accouche !


- Oui oui, bon, je voulais juste dire que j'ai entendu quelqu'un qui avait entendu quelqu'un dire qu'il avait entend..


- CAMILLE !
grondent Shane et Salomé en même temps.

- Oui enfin bref, continue la narratrice, comme si de rien n'était, il paraît que Romain va revenir ici.

- Romain ? Salomé la regarde, interrogative.


- Oui, vous vous souvenez, Romain, à l'école primaire...
Devant les mines de ses amies, elle continue. Mais si, Romain, l'amoureux de Kilian.


- Ouuuh...
firent-elle. Mais.. commence Salomé en parlant vraiment bas, vous croyez que ça serait une bonne idée d'en parler à Lian ?


- Je ne sais pas trop,
répond Camille, perplexe, il ne se souvient même pas de lui.


- Oui... C'est vrai,
aprouve Shane, inquiète. Son regard se fait vague. Vous vous souvenez quand Kilian nous parlait de lui des fois ? La façon dont ses yeux brillaient ? Son visage se fend en un grand sourire à cette pensée.


Salomé sourit : Oui, je crois qu'ils étaient vraiment amoureux l'un de l'autre. Lui et Romain. C'est dommage, ils auraient fait un beau couple.


- Qui est Romain,
demande soudainement Kilian, les sourcils froncés. Il vient de se réveiller, n'a pratiquement rien entendu, mais ce prénom lui dit quelque chose. Il ramenne à lui la couverture tombée à terre pendant la nuit, cachant alors sa semi-nudité. Il regarde tour à tour les trois filles, qui elles, se regardent entre-elles, cherchant un moyen d'éviter cette conversation. Qui est Romain ? répète-il, soucieux. J'aimerai bien qu'on me réponde.

 

++++++++++


Et voilaaah =DD
Avez vous aimé ? Je l'espere vraiment !
Et puis on revoit un peu Romain, même si on ne le reverra completement que dans le chapitre suivant.. Avec la rencooontre tant attendue XD
Enfin bref, le prochain chapitre sera.. surement en aout, puisque je pars en vacances. En Grère *reve*.. Erm -_-', mouis désolée, j'vous laisse hein, et j'espere avoir de nombreux avis sur ce chapitre, que j'ai eu beaucoup de mal à faire *yeux du chat potté*
En attendant, je vous fait une multitude de bisous, et vous dis à dans un mois !!

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Mardi 24 juin 2008
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